Abonnez-vous à notre liste d'envoi

« Si nous voulons contribuer à l’avènement d’un avenir plus heureux, plus stable et plus civilisé, chacun de nous doit cultiver un sentiment sincère et chaleureux de fraternité. »

L'environnement tibétaine


Les menaces environnementales: un aperçu
 
Le plateau tibétain est le plus haut et le plus large au monde. Il accueille un écosystème de haute altitude, unique et fragile, qui est encore intouché grâce à son isolement et son inaccessibilité. Toutefois, la main dévastatrice de l'homme extrait les ressources naturelles sans se soucier de la faune, des forêts, du pâturage, des rivières et des ressources minérales. C’est à se demander si les ressources naturelles pourront se renouveler tellement elles sont épuisées.
      
La faune

Les voyageurs au Tibet avant 1950 comparaient ce pays à l'Afrique de l'Est tellement les troupeaux de gros mammifères étaient imposants. Aujourd'hui, les troupeaux ont presque disparu, principalement massacrés par les soldats chinois qui les tiraient avec des armes automatiques de leurs camions dans les années 60. En plus, le braconnage se poursuit de nos jours menaçant ainsi la survie de quelques espèces.

Déforestation

La forêt au Tibet se classe troisième en terme de superficie à l'intérieur de la Chine alors que le gouvernement autorise des coupes à un rythme effréné. Le reboisement est négligé et inefficace, laissant les pentes des montagnes vulnérables à l'érosion. Cette déforestation généralisée et rapide menace la vie des centaines de millions d'humains vivant dans les bassins versants des grandes rivières de l'Asie du sud-est. La coupe à blanc menace également les autres résidents du Tibet; le rare panda géant, le singe doré et plus de 5000 espèces de plantes uniques au monde. Aujourd'hui, le Tibet héberge encore trois à quatre sites de lancement ainsi qu'un nombre inconnu d'ogives nucléaires. On craint que les déchets nucléaires ne soient relâchés dans les plaines avoisinantes côtoyées par les nomades qui disent souffrir et mourir de maladies étranges qui s'apparentent au syndrome d’irradiation aiguë.

Désertification

Financée par le gouvernement, la migration de la population vers le nord du plateau tibétain, qui fait maintenant partie de la province du Qinghai, a causé des dommages environnementaux irréparables aux terres fragiles du plateau. Les experts citent le surpâturage, une utilisation irrationnelle des terres et la destruction de la végétation pour expliquer la détérioration de ces terres.
 
Le développement agricole

Des projets de développement à grande échelle sont déployés au Tibet actuellement, déroutant l'équilibre écologique et les pratiques traditionnelles maintenus par les fermiers depuis des siècles. Ces projets pourront en fait nuire plutôt qu'aider les Tibétains alors qu'ils visent à nourrir la population croissante de Chinois au Tibet et à  réduire les coûts d’importation du blé. Un de ces projets, qui est d'ailleurs commandité par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, embauche des centaines de Chinois et très peu de Tibétains. Ce projet est condamné par les Tibétains, par le CIT (Campagne internationale pour le Tibet)ainsi que par d'autres organisations tibétaines.


L'extraction des ressources naturelles

L'extraction des ressources minérales et forestières des régions du Tibet est principalement prise en charge par les travailleurs et les administrateurs chinois nouveaux venus. Les Tibétains locaux en retirent parfois un maigre bénéfice, mais, plus souvent qu'autrement, les Tibétains voient leur terre ravagée et leur gagne-pain traditionnel interrompu. De plus, un épanouissement du système routier pour accéder aux ressources forestières ou minérales signifie habituellement une augmentation des administrateurs gouvernementaux chinois qui, souvent, désirent contrôler le monastère local et imposer de plus grandes restrictions sur la liberté de religion. Ces administrateurs peuvent également forcer la population locale à respecter des politiques chinoises de planification familiale.

Projets de construction de barrages hydro-électriques

La Chine a déjà des projets de construction d'une douzaine de barrages hydro-électriques sur les rivières tibétaines qui alimenteraient les villes chinoises Chengdu, Xining, Lanzhou et Xian. Le projet hydro-électrique le plus controversé en ce moment est celui de Yamdrok Tso, un lac sacré situé entre Lhassa et Shigatse. Un journaliste pour The Indepent écrivait, «les environnementalistes craignent que ce méga-barrage engendrera le pire désastre écologique du 21ième siècle de la Chine.»
Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
Développé par plank