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« Je reste attaché au dialogue. Je suis en effet fermement convaincu que le dialogue et la volonté d’examiner clairement et honnêtement la réalité du Tibet peuvent nous conduire à une solution viable. »

Le Dalaï Lama n'assumera pas de fonction politique dans un Tibet libre Réaffirmation de l'engagement à suivre la « voie médiane »

March 10, 2003

Le 10 mars 2003 : Dans son allocution annuelle du 10 mars, le Dalaï Lama a réaffirmé
son engagement à suivre la « voie médiane » pour parvenir au règlement de la question
tibétaine, confirmant qu'il ne réclame pas l'indépendance politique du Tibet vis-à-vis de
la Chine. Le Dalaï Lama expose au contraire une solution fondée sur la « voie
médiane » devant donner aux Tibétains une véritable autonomie qui « préserve leur
identité spécifique, qui valorise leur héritage religieux et culturel … (et) qui protège le
fragile environnement du Plateau tibétain ».

Ces remarques sont perçues comme des réassurances envers la nouvelle équipe de
direction chinoise après la reprise de contacts avec les autorités chinoises. En
septembre dernier, deux envoyés spéciaux du Dalaï Lama se sont en effet rendus à
Beijing et Lhassa, et les Tibétains souhaitent y voir le signe d'une amorce prochaine
de négociations concrètes par le dialogue.

Dans son allocution, qui commémore le soulèvement de Lhassa de 1959 contre
l'occupation chinoise, le Dalaï Lama rappelle qu'il n'exercera aucune fonction politique
dans un Tibet autonome et qu'il dissoudra le gouvernement tibétain en exil si une
solution acceptable est trouvée pour le Tibet. Il ajoute également « la lutte du Tibet
pour sa liberté ne vise pas à assurer ma position personnelle, ni mon bien-être » et
précise que le Tibet devra se doter d'un système de gouvernement laïc et
démocratique. « Aucun Tibétain, qu'il appartienne à la communauté en exil ou qu'il
réside au Tibet, ne souhaite voir restauré l'ordre social suranné en vigueur dans
l'ancien Tibet ».

Les opposants à la politique de Dharamsala demeurent sceptiques. Plusieurs
éléments - l'exécution récente de Lobsang Dhondup, le maintien en détention d'un
enfant, Gendhun Choekyi Nyima (le Panchen Lama) et des programmes de
développement discriminatoires - prouvent à leurs yeux que Beijing est loin d'envisager
un assouplissement de sa politique au Tibet.

« Les faits parlent d'eux-mêmes » déclare Thubten Samdup, président national du
Comité Canada Tibet. « La situation des Tibétains vivant au Tibet s'aggrave »
poursuit-il, soulignant que les pourparlers en cours entre la Chine et des pays
occidentaux comme le Canada, ou avec le gouvernement tibétain en exil n'ont pas
amené de changements positifs sur le terrain.

« Les gouvernements occidentaux doivent exercer des pressions politiques sur la
Chine afin que les représentants du Dalaï Lama disposent d'une meilleure base de
négociation grâce au soutien international. Malheureusement, le gouvernement
canadien semble loin d'exercer de telles pressions, bien que plus de 80 membres du
Parlement lui demandent de le faire ».

Dans le monde entier et dans tout le Canada, des manifestations marqueront
l'anniversaire du Soulèvement national. À Ottawa, un rassemblement sur la colline du
Parlement suivi d'une marche jusqu'à l'ambassade chinoise se tiendra sous l'égide du
Comité Canada Tibet, du Congrès de la jeunesse tibétaine, de l'Association culturelle
tibétaine du Québec, des Étudiants pour un Tibet libre, des Amis du Tibet d'Ottawa et
de l'Association des femmes tibétaines.

Vous trouverez sur le site du CCT www.tibet.ca sous Publications :

     Le texte intégral de l'allocution du Dalaï Lama du 10 mars 2003
     Les heures et lieux des manifestations au Canada
     Le contexte de la révolte de Lhassa, le 10 mars 1959
     Un survol des relations sino-tibétaines

Communiqués de presse

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T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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