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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Le Comité Canada Tibet condamne l'exécution d'un Tibétain accusé d'attentat à la bombe à l'issue d'un procès politiquement chargé

January 27, 2003

Le 27 janvier 2003 : Le Comité Canada Tibet condamne l'exécution par la Chine, le
26 janvier 2003, de Lobsang Dhondup pour sa présumée participation à un attentat à la
bombe survenu à Chengdu en avril 2002. C'est la première exécution connue d'un
Tibétain pour des crimes liés à des activités politiques depuis une décennie. Le
Comité Canada Tibet entend protester contre cette décision inique. Il presse le
gouvernement canadien d'intervenir et d'exiger que la Chine rende des comptes sur les
fausses allégations qui ont mené à ces condamnations.

« Une fois encore, la Chine montre qu'elle n'a cure des inquiétudes que soulève au
sein de la communauté internationale la situation au Tibet » déclare Thubten Samdup,
président du Comité Canada Tibet. » Le secret et la hâte qui entourent l'exécution de
Lobsang Dhondup montrent que Beijing entend anéantir tout ce qu'elle qualifie de
« séparatisme ». Ils soulèvent de sérieux doutes sur la sincérité et la volonté de la
Chine d'entamer un véritable dialogue sur l'avenir du Tibet. »

Selon des agences de presse étrangères, un responsable du tribunal intermédiaire de
Karze, province du Sichuan, qui a gardé l'anonymat, a déclaré que Lobsang Dhondup
a été exécuté dimanche, immédiatement après que le tribunal eut maintenu la
sentence de mort prononcée le 10 décembre 2002. Selon cette même source, le
tribunal de Sichuan a aussi rejeté l'appel de Tenzin Delek Rinpoche, un maître spirituel
vénéré, et confirmé la sentence de mort avec sursis. Les deux hommes étaient
accusés de participation à un attentat à la bombe à Chengdu en avril dernier. Les
renseignements fournis sont très rares mais il y a lieu de remettre en cause le
bien-fondé des allégations, l'équité des jugements et le traitement des prisonniers. On
rapporte que Tenzin Delek Rinpoche n'a jamais faibli durant le procès et à
constamment affirmé son soutien au Dalaï Lama.

Les procédures judiciaires qui ont abouti à l'exécution sont particulièrement opaques.
Selon des rapports contradictoires, un nouveau procès aurait été entrepris avant de
prendre brutalement fin le 10 janvier, mais le ministre chinois des Affaires étrangères
avait déclaré à l'UE que les procédures se poursuivaient et que, compte tenu de la
complexité des cas, les verdicts ne seraient pas connus avant un certain temps. Le
procès initial était ouvert mais le huis clos a été décrété pour le procès en appel,
apparemment parce que les deux dossiers étaient devenus des « secrets d'État ». Les
condamnations à mort ont soulevé une vaste réprobation dans le monde entier mais
aussi en Chine, notamment de la part de Wang Lixiong, un éminent universitaire
chinois qui avait publiquement demandé la tenue d'un procès équitable. En outre, la
Chine a aussi retenu de l'information, dans le cadre du dialogue États-Unis/Chine, sur
un certain nombre d'arrestations liées à ces cas.

Pour information :

Thubten Samdup, 514-867-6770

Communiqués de presse

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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