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« Le Canada peut, dans une atmosphère cordiale et constructive, demander au gouvernement chinois de résoudre la situation du Tibet. »

Le Comité Canada Tibet demande au gouvernement canadien d’agir en faveur de la libération du Panchen Lama du Tibet

April 24, 2013

COMITÉ CANADA TIBET

 Contact:

Eva Cirnu (Français): 514-632-6635

Carole Samdup (English): 514-487-0665

 
 Le Comité Canada Tibet demande au gouvernement canadien

d’agir en faveur de la libération du Panchen Lama du Tibet

 

Montréal, le 25 avril 2013 – ‘Le Bureau de la liberté de religion devrait utiliser ses relations bilatérales avec la Chine afin d’assurer le liberation inconditionnelle de Gendun Choekyi Nyima, le 11e Panchen Lama du Tibet, le 2e plus haut chef spirituel du Tibet’, a affirmé aujourd’hui le Comité Canada Tibet (4).

 Le 25 avril 2013 marque le 24e anniversaire du Panchen Lama, enlevé de sa résidence du District Nagchu en mai 1995, à l’âge de 6 ans. Ni lui ni sa famille n’ont été revus depuis. Les autorités chinoises ont reconnu avoir enlevé l’enfant ‘pour sa propre protection’(5). Étant donné sa haute position dans le bouddhisme tibétain, sa détention constitue une violation de la liberté de religion du Tibet.

 ‘Le Gouvernement du Canada a fait de la liberté de religion sa priorité en matière de droits humains’, a affirmé Carole Samdup, Directrice Exécutive du Comité Canada Tibet. ‘Des efforts du nouvel Ambassadeur de la liberté de religion de visiter le Tibet et d’insister pour que le Panchen Lama soit libéré seraient une indication claire du fait que le Canada est sérieux dans son engagement’.

 De façon traditionnelle, le Panchen Lama a été décrit comme ‘la Lune pour le Soleil du Dalai Lama’, et ensemble, ils forment le centre spirituel du bouddhisme tibétain. À travers l’histoire, le Panchen Lama et le Dalai Lama ont joué des rôles clé dans la sélection des réincarnations respectives.

 ‘En contrôlant le Panchen Lama, la Chine espère contrôler la nomination du prochain Dalai Lama et donc de la lignée spirituelle du Tibet’ a affirmé Samdup. ‘Ceci ne fera qu’exacerber les tensions au Tibet et ouvrira la voie à un conflit grandissant’.

 Le Gouvernement du Canada a soulevé le cas du Panchen Lama auprès des autorités chinoises à plusieurs reprises depuis 1995. Ainsi, le gouvernement avait envoyé 1000 cartes de souhaits venant de la part d’enfants canadiens, en 1998 (6). Jusqu’à présent, les autorités chinoises n’ont pas fourni d’information vérifiable au Canada, au sujet de la sécurité ou de l’endroit ou se trouve le garçon.

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 Notes:

 (1)               Une pétition internationale pour la libération du Panchen Lama est disponible en ligne : http://www.freepanchenlama.org/take-action/

 (2)               En mai 1996 des délégués chinois ont admis au Comité des Nations Unies sur les droits des enfants que le garçon et sa famille étaient détenus ‘pour leur propre protection’.

En septembre 1996, des délégués de la Commission des affaires ethniques chinoise ont confirmé, lors d’une rencontre à la Fondation canadienne des droits de la personne, à Montréal, que les autorités chinoises détenaient Gendun Choekyi Nyima et sa famille. Ils ont ajouté qu’il était ‘en santé et qu’il étudiait afin de devenir moine’.

En 2000, lors d’une rencontre de dialogue sur les droits de la personne, des représentants britanniques et de l’Union européenne ont reçu des photos d’un jeune garçon censées prouver qu’il allait bien. L’analyse ultérieure a démontré qu’il ne s’agissait pas de photos de Gendun Choekyi Nyima. 

En août 2001, les autorités chinoises ont promis des photographies à une délégation polonaise, mais plus tard ont affirmé que le garçon se trouvait ‘loin de Lhasa’ et que des photos ne pourraient pas être obtenues immédiatement.

 En octobre 2011, les autorités chinoises ont déclaré aux membres d’une délégation australienne que les parents de Gendun Choekyi Nyima insistaient que l’on ne permette pas aux délégations étrangères de le rencontrer. Selon les autorités chinoises, ses parents ont affirmé qu’ils ‘voulaient que leur vie privée soit respectée, qu’ils ne voulaient pas nécessairement que les gens aient accès à l’enfant, qu’ils voulaient avoir une vie normale, sans être dérangés’.

 3)               Suite à la campagne du Comité Canada Tibet, en 1998, le gouvernement canadien a accepté de livrer aux autorités de Beijing 1000 cartes de souhaits adressées à Gendun Choekyi Nyima. Les cartes étaient signées par des enfants de partout au Canada. Le Ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, avait écrit au Comité Canada Tibet le 7 mai 1998 : ‘J’ai accepté d’envoyer les cartes de souhaits aux autorités chinoises, par notre ambassade à Beijing…nous ne pouvons pas nous assurer qu’elles seront livrées, mais le fait que les Canadiens n’ont pas oublié le Panchen Lama sera noté’.

 

 

 

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