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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

L'entrée de la Chine à l'OMC fera encore reculer les droits de la personne au Tibet

November 08, 2001

Montréal, le 8 novembre 2001 : L'entrée de la Chine à l'OMC sapera encore davantage
le développement du Tibet, notamment en matière de droits fondamentaux. Une
libéralisation accélérée, sans mesures de protection sociale, renforcera les pressions
sur l'économie et l'environnement du Tibet déjà fragiles. Elle ne réglera pas le problème
de la répression et de l'intimidation qu'exercent de plus en plus violemment les forces
d'occupation chinoises sur les Tibétains, eux-mêmes privés de tout moyen d'action.

« Les Tibétains ont été exclus de toute négociation entourant l'accession de la Chine
à l'OMC » explique Thubten Samdup, président du Comité Canada Tibet. « Dans le
cadre de l'OMC, un Tibet indépendant aurait pu profiter de mesures spécialement
élaborées pour les pays les moins développés du monde. L'entente conclue avec la
Chine est néfaste pour le Tibet. »

Les Tibétains craignent que les autorités de Beijing ne mettent à profit l'augmentation
des investissements occidentaux qu'entraînera l'entente pour consolider leur emprise
sur un territoire contesté et exploiter les ressources naturelles du Tibet. En chinois,
Tibet se dit « Xizang », ce qui signifie « Trésor de l'Ouest ».

Thubten Samdup accuse également le Canada d'endosser aveuglément la stratégie
chinoise de « développement de l'Ouest », largement critiquée mais présentée par
Beijing comme un moyen d'éviter « l'agitation sociale dans une zone de minorités ».
La mission d'Équipe Canada en Chine en février 2001 mettait l'accent sur les
possibilités qu'ouvre aux entreprises canadiennes le développement de l'Ouest.
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) verse actuellement des
millions de dollars sous forme d'aide technique visant à accroître la capacité de la
Chine d'exporter le pétrole et le gaz du Tibet vers les provinces de l'Est, industrialisées
mais souffrant d'une carence énergétique.

L'ACDI a aussi été fortement critiquée pour son soi-disant projet de réduction de la
pauvreté au Tibet qui ne prend en compte ni l'avis du gouvernement tibétain en exil et
ni les recommandations du Comité Canada Tibet. Selon les défenseurs des droits de
la personne, ce projet vise en fait à accorder un avantage concurrentiel aux
investissements privés canadiens.

« L'entrée de la Chine à l'OMC menace le droit des Tibétains à l'autodétermination »
poursuit Thubten Samdup. « Les ententes commerciales concernant des territoires
contestés devraient être réglementées. Il est inacceptable que le Canada endosse en
bloc la politique économique de la Chine au Tibet ».

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Information :

(anglais) Thubten Samdup, 514-8676770 (cellulaire)
(français) Tenzin Yangdon, 514-4834470

Communiqués de presse

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