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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Le Gouvernement canadien doit renouveller ses efforts au sujet du Panchen Lama du Tibet

April 25, 2015

 

Montréal, le 25 avril 2015 – ‘Le Gouvernement du Canada devrait utiliser ses relations bilatérales avec la Chine afin d’assurer le liberation inconditionnelle de Gendun Choekyi Nyima, le 11e Panchen Lama du Tibet, le 2e plus haut chef spirituel du Tibet’, a affirmé aujourd’hui le Comité Canada Tibet.

 Aujourd’hui marque le 26e anniversaire du Panchen Lama, enlevé de sa résidence du District Nagchu en mai 1995, à l’âge de 6 ans. Ni lui ni ses parents n’ont été revus depuis. Les autorités chinoises ont reconnu avoir enlevé l’enfant ‘pour sa propre protection’[1]. Étant donné sa haute position dans le bouddhisme tibétain, sa détention constitue une violation de la liberté de religion du Tibet.

‘Le Gouvernement du Canada a fait de la liberté de religion et des droits de l’enfant ses priorité en matière des droits de la personne’, a affirmé Eva Cirnu, Coordonnatrice du Comité Canada Tibet francophone. ‘Nous demandons à nos représentants de Beijing de renouveller leurs efforts afin de s’assurer du bien-être du Panchen Lama, détenu depuis 20 ans, sans justification’.

De façon traditionnelle, le Panchen Lama a été décrit comme ‘la Lune pour le Soleil du Dalai Lama’ et ensemble, ils forment le centre spirituel du bouddhisme tibétain. À travers l’histoire, le Panchen Lama et le Dalai Lama ont joué des rôles clé dans la sélection de leurs réincarnations respectives.

‘En contrôlant le Panchen Lama, la Chine espère contrôler la nomination du prochain Dalai Lama et donc de la lignée spirituelle du Tibet’ a affirmé Samdup. ‘Ceci ne fera qu’exacerber les tensions au Tibet et ouvrira la voie à un conflit grandissant’.

Le Gouvernement du Canada a soulevé le cas du Panchen Lama auprès des autorités chinoises à plusieurs reprises depuis 1995. Ainsi, le gouvernement avait envoyé 1000 cartes de souhaits venant de la part d’enfants canadiens, en 1998. Jusqu’à présent, les autorités chinoises n’ont pas fourni d’information vérifiable au Canada au sujet de la sécurité ou de l’endroit où se trouve le garçon.

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Notes:

(1)               En mai 1996 des délégués chinois ont admis au Comité des Nations Unies sur les droits des enfants que le garçon et sa famille étaient détenus ‘pour leur propre protection’.

En septembre 1996, des délégués de la Commission des affaires ethniques chinoise ont confirmé, lors d’une rencontre à la Fondation canadienne des droits de la personne, à Montréal, que les autorités chinoises détenaient Gendun Choekyi Nyima et sa famille. Ils ont ajouté qu’il était ‘en santé et qu’il étudiait afin de devenir moine’.

En 2000, lors d’une rencontre de dialogue sur les droits de la personne, des représentants britanniques et de l’Union européenne ont reçu des photos d’un jeune garçon censées prouver qu’il allait bien. L’analyse ultérieure a démontré qu’il ne s’agissait pas de photos de Gendun Choekyi Nyima. 

En août 2001, les autorités chinoises ont promis des photographies à une délégation polonaise, mais plus tard ont affirmé que le garçon se trouvait ‘loin de Lhasa’ et que des photos ne pourraient pas être obtenues immédiatement.

En octobre 2011, les autorités chinoises ont déclaré aux membres d’une délégation australienne que les parents de Gendun Choekyi Nyima insistaient que l’on ne permette pas aux délégations étrangères de le rencontrer. Selon les autorités chinoises, ses parents ont affirmé qu’ils ‘voulaient que leur vie privée soit respectée, qu’ils ne voulaient pas nécessairement que les gens aient accès à l’enfant, qu’ils voulaient avoir une vie normale, sans être dérangés’.

 

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