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Cinq cas de héros tibétains soulignés pendant les commémorations du 10 mars au Canada

March 02, 2016

Hashtag:  #FreeTibetanHeroes

Montréal, 2 mars 2016 - Il y a environ 200 cas documentés de prisonniers politiques au Tibet. Au moins 60 dentre eux ont été emprisonnés en 2015.[i] Cette année, pendant la commémoration des soulèvements nationaux du Tibet, le 10 mars, le Comité Canada Tibet (CCT) en soulignera cinq cas représentatifs.

Le CCT demande la libération immédiate et inconditionnelle de tous les héros tibétains, incluant les cinq cas mentionnés ci-dessous. Nous demandons en même temps à la Chine dhonorer son engagement daccueillir des observateurs, incluant le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme et les procédures sciales du Conseil des droits de l'homme.

Cinq cas soulignés:

Druklo / Shokjang (H): L’écrivain et bloggeur tibétain Druklo, connu aussi sous son pseudonyme Shokjang, fut arrêté par les autorités chinoises le 16 mars 2015, par des officiers de la police de sécurité nationale, dans un hôtel de Rebkong, Amdo, au Tibet Oriental (chinois: Région de Tongren, Préfecture autonome tibétaine de Huangnan, province de Qinghai). Le 17 février 2016 Shokjang a été condamné à 3 ans par la cour intermédiaire de la préfecture Malho Prefecture. Aucun détail na été publié au sujet des accusations contre lui. Shokjang est connu pour ses articles critiques et qui suscitent la réflexion sur la situation actuelle au Tibet, incluant la relocalisation des nomades tibétains.

Demande : Des détails au sujet des charges contre Shokjang.

 

Gendhun Choekyi Nyima (Panchen Lama) (H): Le 15 mai 1995 le Dalai Lama annonçait que Gendhun Choekyi Nyima, alors âgé de 6 ans, avait été reconnu comme étant le 11e Panchen Lama. Le Gouvernement de la Chine a rejeté la déclaration du Dalai Lama, comme étant ‘illégale et non-valide’ et, le 17 mai 1995, les autorités ont enlevé lenfant et sa famille. Ils nont été pas revus depuis et il n’y a pas eu de nouvelles de leur part. Il ny a pas eu daccusations ni de procès. La Chine a reconnu, à plusieurs reprises, incluant devant lONU, quelle détenait le Panchen Lama. LONU a soulevé son cas à maintes reprises, lors de procédures spéciales, sans recevoir de réponse de la part de la Chine. Traditionnellement, le Panchen Lama joue un rôle très important dans le processus de succession des Dalai Lama.

Demande:  Accès immédiat pour les observateurs internationaux.

 

Lhamo Kyab (F): Enseignante résidant à Nagchu, au Tibet central, Lhamo Kyab a été enlevée par des membres du bureau chinois du renseignement et de linformation en 2008. Elle a été amenée à sa résidence, la tête couverte, pour une perquésition, et ensuite transférée à un centre de détention secret, où elle a été interrogée sur sa présumée participation à des activités politiques. En janvier 2010 une cour la condamnée à 15 ans de prison. Aucune autre information nest disponible sur la cour, laccusation contre elle ou la prison où elle sert sa sentence.

Demande: Dans quelle prison sert-elle sa sentence?

 

Khenpo Kartse (H): Abbé et travailleur social très respecté, Khenpo Kartse est détenu depuis décembre 2013. Il a été condamné à deux ans et demie de prison, après un procès secret. Il a de sérieux problèmes médicaux reliés à ses poumons et son foie, pour lesquels il avait reçu des traitements, de façon régulière, avant sa détention. Des rapports récents signalent que dernièrement il tousse du sang, mais les appels de se avocats demandant du traitement ont été rejetés par les autorités, de façon régulière.

Demande: Accès immédiat de ses avocats et approbation de ses demandes de traitement médical.  

Yeshe Choedron (F): Docteure à la retraite, âgée de 57 ans, Yeshe Choedron a été détenue en mars 2008, après les démonstrations du 14 mars, à Lhasa. Le 7 novembre 2008, la Cour intermédiaire populaire de Lhasa la condamnée à 15 ans de prison pour avoir soi-disant donné de linformation nuisible à la sécurité et aux intérêts de létat au département de sécurité de la clique du Dalai Lama. On ignore tout autre détail. Des sources affirment quelle na pas vu ses enfants depuis son emprisonnement.

Demande dinformation: Permission de visites pour la famille et publication des accusations contre elle.

 



[i] Consultez le rapport Human Rights Situation in Tibet Annual Report 2015 (en anglais, page 97), du Centre tibétain pour les droits humains et la démocratie : http://www.tchrd.org/annual-report-2015/

 

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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