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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Soutien marqué au Tibet au sein de l'Alliance, du Bloc Québécois et du NPD

November 23, 2000

Réponses décevantes du Parti libéral - aucune réponse du Parti
conservateur

Montréal, le 23 novembre, 2000 : Les réponses, publiées aujourd'hui,
à un questionnaire envoyé par le Comité Canada Tibet (CCT) aux
différents chefs de parti révèlent que Stockwell Day, Alexa McDonough
et Gilles Duceppe rencontreraient le Dalaï Lama, lauréat du prix Nobel
de la paix si ce dernier visitait le Canada à titre de chef religieux ou
politique - un engagement que ne prennent pas les Libéraux. Le Parti
conservateur, quant à lui, est le seul à ne pas avoir répondu au
questionnaire en dépit de plusieurs appels au quartier général de la
campagne.

En 1990, Joe Clark, chef du Parti conservateur et ministre des Affaires
extérieures, avait refusé, tout comme Brian Mulroney, alors Premier
ministre, de rencontrer le Dalaï Lama lors de sa visite à Ottawa. Jean
Chrétien, chef de l'opposition, avait passé 45 minutes avec le Dalaï
Lama et ils avaient échangé leurs autobiographies. Le Dalaï Lama lui
avait également offert une kata (écharpe tibétaine).

« Malheureusement, peu de politiciens restent fidèles à leurs principes
lorsqu'ils accèdent au pouvoir » déclare Thubten Samdup, président du
Comité Canada Tibet. « Nous espérions que le Parti libéral soutiendrait
le peuple tibétain une fois au pouvoir, mais ce ne fut pas le cas ».

Le CCT a également demandé aux chefs de parti s'ils étaient prêts à
promouvoir la tenue de négociations entre le Dalaï Lama et les autorités
chinoises. Là encore, les Libéraux ont esquivé la question, alors que le
Bloc québécois préconise un dialogue Tibet/Chine dans son
programme électoral et que le NPD promet de soulever la question à la
Chambre des communes. Le CCT mène actuellement une campagne
visant à obtenir le soutien des députés fédéraux et amener le
gouvernement canadien à prendre une part active au règlement du
problème tibétain par la voie de la négociation.

« Je ne me fais pas d'illusions » ajoute Thubten Samdup. « Les droits de
la personne ne constituent pas un enjeu de ces élections. Il est
cependant encourageant de constater que la cause tibétaine bénéficiera
d'un solide soutien au sein du prochain Parlement. Il me tarde de
coopérer avec les membres du Parlement au nom de tous mes
compatriotes vivant au Tibet. »

Photos disponibles de Jean Chrétien avec le Dalaï Lama.

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QUESTIONS ET RÉPONSES

(Les réponses de l'Alliance et du NPD sont traduites de l'anglais. Celles du
Parti libéral et du Bloc québécois ont été données en français.)

Question 1 : Votre parti endosse-t-il la poursuite inconditionnelle du
dialogue bilatéral Canada-Chine sur les droits de la personne,
considérant que c'est le moyen le plus approprié pour promouvoir les
droits humains en Chine et au Tibet ?

Alliance canadienne : L'Alliance canadienne appuie la poursuite du
dialogue bilatéral Canada-Chine sur les droits de la personne. Elle
favorisera l'utilisation de nouveaux instruments pour promouvoir la cause
des droits de la personne en Chine et au Tibet.

Parti libéral : Le gouvernement libéral continue de développer un
dialogue bilatéral constructif avec le gouvernement chinois sur la
question des droits de l'homme. Le Comité mixte Canada-Chine des
droits de la personne en est l'un des principaux acteurs. Par son
entremise, le Canada exhorte le gouvernement chinois à respecter le
droit à la liberté religieuse et culturelle, ainsi que les droits des minorités.
Le préoccupations
concernant la situation au Tibet figurent au menu des discussions.

Bloc Québécois : Le Bloc Québécois considère que le sort réservé au
peuple tibétain par le gouvernement chinois est inacceptable. Notre parti
exige du gouvernement canadien qu'il utilise l'ensemble de ses
ressources internationales pour que des négociations de bonne foi
soient amorcées entre le Dalaï Lama et les autorités chinoises et ce, sur
des bases acceptables pour le Tibet. De toute évidence, il serait
extrêmement
souhaitable qu'un échéancier raisonnable soit établi pour mesurer le
progrès de ces négociations.

NPD : Non. Le NPD prendra des mesures pour s'assurer que la
question d'un contrôle accru du dialogue, avec l'établissement de
critères précis pour mesurer les succès obtenus entre la Chine et le
Tibet, sera soulevée au cours des prochaines sessions du Parlement.

Parti conservateur du Canada : NIL

Question 2 : Votre parti s'engage-t-il à promouvoir activement l'amorce
de négociations entre le gouvernement chinois et des représentants du
Dalaï Lama en vue de mettre fin au conflit au Tibet ? Dans la négative,
quelle autre stratégie considérez-vous comme la plus efficace ?

Alliance canadienne : Un gouvernement de l'Alliance canadienne
encouragerait des négociations entre le gouvernement chinois et des
représentants du Dalaï Lama en vue de mettre un terme à la
suppression des droits de la personne au Tibet. Nous chercherons de
nouveaux moyens de promouvoir la cause de la liberté et des droits
humains en Chine et au Tibet, de concert avec nos alliés et amis à
l'échelle internationale.

Parti libéral : L'un des principaux objectifs de la politique chinoise du
gouvernement libéral est de favoriser un plus grand respect des droits
de l'homme et ce, dans toutes les régions de Chine, notamment au
Tibet. En
avril 1997, nous avons établi le dialogue bilatéral Canada-Chine pour
encourager la Chine à faire évoluer ses positions sur un certain nombre
de questions relatives aux droits de l'homme.

Bloc Québécois : Nous vous invitons à consulter notre plate-forme
électorale, sur le site du Bloc Québécois à www.blocquebecois.org
puisque dans le chapitre réservé à la politique étrangère du Canada
sous la
rubrique Droits de la personne, nous traitons spécifiquement de la
question du Tibet.

NPD : Oui. Le NPD prendra des mesures pour que la question du
renforcement du dialogue entre la Chine et le Tibet soit soulevée lors de
la prochaine session du Parlement.

Parti conservateur du Canada : NIL

 Question 3 : Rencontreriez-vous Sa Sainteté le Dalaï Lama si ce
dernier visitait le Canada à titre de leader religieux ou politique ?

Alliance canadienne : Oui, nous serions heureux de le rencontrer.

Parti libéral : Grâce au dialogue bilatéral Canada-Chine, nos
responsables se sont bien introduits, comme jamais auparavant, auprès
des responsables et des organismes chinois dont la collaboration est
essentielle pour faire progresser les droits de l'homme en Chine. Citons
notamment les ministres chinois chargés des Affaires étrangères, de la
Justice et de la Sécurité publique, ainsi que les responsables des
régions minoritaires comme le Tibet. Qui plus est, à l'occasion de
plusieurs visites en Chine, notre gouvernement a soulevé la question des
atteintes aux droits de l'homme dans ce pays, faisant part notamment de
ses préoccupations concernant le Tibet.

Bloc Québécois : Ce serait un grand honneur pour le Chef de notre
formation politique, M. Gilles Duceppe, de pouvoir rencontrer Sa
Sainteté le Dalaï Lama s'il devait effectuer une visite au Canada ou au
Québec.

NPD : Oui. En tant que chef du Nouveau Parti Démocratique du
Canada, Alexa McDonough rencontrerait Sa Sainteté le Dalaï Lama s'il
visitait le Canada.

Parti conservateur du Canada : NIL

 

Communiqués de presse

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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