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58e Journée du soulèvement national tibétain Les tibéto-canadiens demandent au Canada de parler au nom des défenseurs tibétains des droits humains

March 09, 2017

Ottawa, le 10 mars 2017 – Dans une lettre adressée à la ministre canadienne des Affaires étrangères, Hon. Chrystia Freeland, les tibétains de partout au Canada lui demandent d’intervenir auprès des autorités chinoises, au nom des défenseurs tibétains des droits humains qui dépérissent présentement dans les prisons chinoises.

L’appel coincide avec les manifestations et vigiles qui ont lieu à travers le Canada aujourd’hui, en guise de commémoration du 58e anniversaire de la Journée du soulèvement national tibétain, le 10 mars 1959. [1]

La lettre adressée à la Ministre Freeland demande son intervention directe, au nom de quatre prisonniers politiques: Gendhun Choekyi Nima, Shokjang, Yeshe Choedron et Tashi Wangchuk. [2] Ces quatre prisonniers sont représentatifs des environ 2000 cas documentés de prisonniers politiques au Tibet, dont beaucoup dépérissent en prison sans aucune charge ni accès à des procédures établies. De plus, la torture est très répandue dans les prisons au Tibet. [3]

“Aujourd’hui, les tibéto-canadiens et leurs supporters de partout au pays sont debout dans un acte de solidarité avec les tibétains au Tibet”, affirme Carole Samdup, directrice générale du Comité Canada Tibet. [4] “Nous nous attendons à ce que la ministre des Affaires étrangères soit très claire avec ses homologues chinois; les violations des droits humains au Tibet ne peuvent pas être, et ne seront pas  ignorées.”

Le gouvernement du Canada a récemment adopté de nouvelles lignes directrices au sujet des défenseurs des droits humains. [5] Celles-ci mettent l’accent sur la responsabilité centrale d’Affaires mondiales Canada et de ses missions diplomatiques à l’étranger d’obtenir de l’information correcte au sujet des défenseurs des droits humains, et d’intervenir en leur nom. # # #

Notes:

[1] Fiche d’information sur le 10 mars http://tibet.ca/_media/PDF/en/March_10_The_Lhasa_Uprising.pdf 

[2] Consultez les profiles des prisonniers ci-dessous.

[3] Consultez le rapport Human Rights Situation in Tibet: 2016 Annual report, du Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, http://tchrd.org/category/annual-reports/ 

[4] La liste des manifestations à travers le Canada:  http://tibet.ca/en/activism/events/236 

[5] Voix à risque : Lignes directrices canadiennes pour le soutien des défenseurs des droits de la personne, http://international.gc.ca/world-monde/world_issues-enjeux-mondiaux/rights_defenders_guide_defenseurs_droits.aspx?lang=fra

PROFILES DES PRISONNIERS

  • Gendhun Choekyi Nyima (le 11e Panchen Lama) (m): Le 15 mai 1995, le Dalai Lama nomma Gendhun Choekyi Nyima, alors âgé de 6 ans, 11e Panchen Lama. Le 17 mai 1995 les autorités chinoises enlevèrent l’enfant et sa famille. Malgré de  nombreuses requêtes issues de procédures spéciales des Nations Unies et de divers gouvernements, incluant le gouvernement du Canada, la Chine n’a toujours pas fourni d’information quant à l’endroit où se trouve le Panchen Lama, ni à son état de sécurité.  Requête au Canada: demander la permission pour des observateurs internationaux de visiter le Panchen Lama et sa famille. 

  • Druklo / Shokjang (m): Écrivain et bloggeur tibétain, aussi connu sou son nom d’écrivain Shokjang, il fut détenu le 16 mars 2015 et ensuite le 17 février 2016, et condamné à 3ans de prison par la Cour intermédiaire de la Préfecture Malho. Il n’y a pas de détails quant aux accusations contre lui. Requête au Canada: demander de l’information au sujet des accusations contre Shokjang.

  • Yeshe Choedron (f): Médecin retraitée de 57 ans, elle fut arrêtée en 2008 après les manifestations de Lhasa, le 14 mars. Le 7 novembre 2008, la Cour intermédiaire populaire de Lhassa l’a condamnée à 15 ans de prison pour avoir donné ‘des informations nuisible à la sécurité et aux intérêts de l’État’ au ‘département de la sécurité de la Dalai-clique’.  Requête au Canada: demander la permission de recevoir des visites familiales.

  • Tashi Wangchuk (m): Âgé de 31ans, il fut arrêté le 27 janvier 2016, après avoir apparu dans une vidéo du New York Times intitulée “Le route d’un tibétain vers la justice”.  Dans cette vidéo, Wangchuk plaide en faveur des tibétains qui veulent apprendre et étudier dans leur langue maternelle. Il a été condamné en janvier 2017 suite à des accusations d’“incitation au séparatisme” et fait présentement face à une peine de 15 ans. Requête au Canada: demander la permission d’avoir des observateurs au procès de Tashi Wangchuk.

Communiqués de presse

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