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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

La réputation de la Banque mondiale mise an cause par un projet au Tibet

July 05, 2000

Les militants attendent du Canada qu'il arrête la politique de la Banque et
protège les Tibétains

Le 5 juillet 2000 : Le conseil des administrateurs de la Banque mondiale pourrait
décider demain de donner le feu vert à un projet controversé dans la province tibétaine
de l'Amdo (Qinghai) en dépit du rapport du comité d'inspection qui fait état de graves
violations des propres politiques de la Banque par son personnel.

Le comité d'inspection de la Banque mondiale, un organe indépendant chargé d'étudier
les plaintes et dirigé par le Canadien Tim MacNeill, a été autorisé l'an dernier par le
conseil à enquêter sur les violations des politiques de la Banque qui pourraient
entacher un des volets du projet intitulé « Western China Poverty Reduction Project ».
Le volet controversé du projet prévoit l'implantation de 67 000 fermiers chinois au Tibet.
Le rapport, auquel la presse a pu avoir accès la semaine dernière grâce à des fuites,
révèle que le personnel de la Banque a violé plusieurs politiques de la Banque relatives
aux enjeux sociaux et environnementaux. Il fait également état d'un « climat de peur »
dans la région visée par le projet. Le comité accuse aussi la Banque d'avoir une
politique de deux poids deux mesures et d'être beaucoup moins exigeante envers la
Chine quand il s'agit d'appliquer les normes et les mesures de précaution.

« Les Tibétains ne s'opposent pas au développement, explique Thubten Samdup,
président du Comité Canada Tibet. « Mais nous nous opposons au génocide culturel
commis au nom du développement. Les Tibétains sont réduits au silence par le climat
de peur dans lequel ils vivent. C'est la raison pour laquelle nous combattons ce
projet.»

Alors que les Tibétains demandent l'annulation du projet, on s'attend à ce que James
Wolfensohn, président de la Banque mondiale, et les dirigeants de la Banque
recommandent aux administrateurs d'accepter des modifications visant à pallier les
défauts du projet. Dans une lettre adressée aux administrateurs, M. Wolfensohn
accuse les opposants au projet d'avoir des motivations politiques et de ne jamais être
satisfaits

Mais les militants canadiens accusent la Banque de mener un jeu politique lorsqu'elle
viole ses propres règles pour plaire à l'un de ses principaux clients - la Chine. La
campagne menée au Canada pour arrêter le projet est dirigée par Initiative d'Halifax,
une coalition d'organisations non-gouvernmentales qui préconise une réforme de la
Banque mondiale. La coalition demande au Canada d'adopter une position de
principes lorsque Mme Terrie O'Leary, membre du conseil des administrateurs,
présentera jeudi le point de vue du Canada.

« Le rapport du comité d'inspection révèle un manque flagrant de connaissance des
propres politiques de la Banque de la part de son personnel. Si, pour le Canada,
l'aspect « Monde » importe davantage que l'aspect « Banque », il retirera son soutien
au volet du projet dans le Qinghai » a déclaré Pam Foster, coordinatrice d'Initiative
Halifax. « Le conseil des administrateur doit envoyer demain un message fort et clair
disant qu'il ne saurait tolérer que les politiques de la Banque soient violées. »

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Information :

Thubten Samdup, Comité Canada Tibet : 514-487-0665
Pam Foster, Initiative d'Halifax : 613-789-4447

Communiqués de presse

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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