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« Le Canada peut, dans une atmosphère cordiale et constructive, demander au gouvernement chinois de résoudre la situation du Tibet. »

59ème Journée de soulèvement national tibétain: les tibéto-canadiens demandent au gouvernement canadien d’agir au nom des défenseurs tibétains des droits humains

March 10, 2018

Dans une lettre adressée à la Ministre canadienne des affaires étrangères, l’Hon. Chrystia Freeland, Les Tibétains et leurs partisans canadiens de partout au Canada lui ont demandé d’intervenir auprès des autorités chinoises au nom des défenseurs tibétains des droits humains qui périssent dans les prisons chinoises.

Cet appel coincide avec des manifestations et vigiles ayant lieu à travers le Canada aujourd’hui, lors de la 59ème commémoration de la Journée de soulèvement national tibétain, le 10 mars 1959. [1] 

La lettre à la Ministre Freeland demande son intervention directe au nom de quatre prisonniers politiques : Gendhun Choekyi Nima, Lomik, Yeshe Choedron et Tashi Wangchuk. [2] Ils sont tous représentatifs des plus de 2000 cas documentés de prisonniers politiques au Tibet, dont une grande partie périt dans les prisons sans aucune condamnation ni accès aux procédures officielles. De plus, la torture est répandue dans les prisons au Tibet.

“Aujourd’hui, les tibéto-canadiens et leurs supporters de partout au Canada sont solidaires avec les tibétains au Tibet”, a affirmé Sherap Therchin, Directeur général du Comité Canada Tibet. [3] “Nous sommes très reconnaissants pour l’engagement du Canada d’agir pour le Tibet, et pour les interventions de la Ministre Freeland qui demandaient à la Chine de libérer Tashi Wangchuk et Gedhun Choekyi Nyima, le 11e Panchen Lama. Nous avons vu, lors d’exemples passés, que l’intervention de la part de gouvernements étrangers, tels le Canada, peut avoir un impact positif sur le bien-être des prisonniers au Tibet."

Le gouvernement du Canada a adopté des lignes directrices au sujet des défenseurs des droits humains, l’année passée. [4] Ces lignes directrices mettent l’accent sur la responsabilité centrale des Affaires étrangères du Canada et des ses missions à l’étranger de recueillir des informations précises au sujet des défenseurs des droits humains, et d’agir en leur nom. # # # 

 

Notes:

[1] Fiche d’information sur le 10 mars http://tibet.ca/_media/PDF/en/March_10_The_Lhasa_Uprising.pdf 

[2] Consultez les profiles des prisonniers ci-dessous.

[3] La liste des manifestations à travers le Canada:  http://tibet.ca/en/activism/events/236 

[4] Voix à risque : Lignes directrices canadiennes pour le soutien des défenseurs des droits de la personne, http://international.gc.ca/world-monde/world_issues-enjeux-mondiaux/rights_defenders_guide_defenseurs_droits.aspx?lang=fra

PROFILES DES PRISONNIERS 

  • Gendhun Choekyi Nyima (le 11e Panchen Lama) (m): Le 15 mai 1995, le Dalai Lama nomma Gendhun Choekyi Nyima, alors âgé de 6 ans, 11e Panchen Lama. Le 17 mai 1995 les autorités chinoises enlevèrent l’enfant et sa famille. Malgré de  nombreuses requêtes issues de procédures spéciales des Nations Unies et de divers gouvernements, incluant le gouvernement du Canada, la Chine n’a toujours pas fourni d’information quant à l’endroit où se trouve le Panchen Lama, ni à son état de sécurité.  Requête au Canada: demander la permission pour des observateurs internationaux de visiter le Panchen Lama et sa famille. 

  • Yeshe Choedron (f): Médecin retraitée de 57 ans, elle fut arrêtée en 2008 après les manifestations de Lhasa, le 14 mars. Le 7 novembre 2008, la Cour intermédiaire populaire de Lhassa l’a condamnée à 15 ans de prison pour avoir donné ‘des informations nuisible à la sécurité et aux intérêts de l’État’ au ‘département de la sécurité de la Dalai-clique’.  Requête au Canada: demander la permission de recevoir des visites familiales.

  • Lobsang Jamyang (Lomik) est un jeune écrivain et moine tibétain. Il a été arrêté par les autorités chinoises le 17 avril 2015 alors qu'il assistait à un cours à son monastère, le monastère de Kirti, à Ngaba, dans l'est du Tibet (CH: Aba Tibetan et Qiang Autonomous Prefecture, province du Sichuan). Il est resté "disparu" pendant un an, et aucune information concernant sa détention n'a été divulguée à sa famille avant le 9 mai 2016, date à laquelle il a été condamné à 7 ans et 6 mois de prison pour "divulgation de secrets d'Etat". "Et" s'engager dans des activités séparatistes ".

  • Tashi Wangchuk (m): Âgé de 31ans, il fut arrêté le 27 janvier 2016, après avoir apparu dans une vidéo du New York Times intitulée “Le route d’un tibétain vers la justice”.  Dans cette vidéo, Wangchuk plaide en faveur des tibétains qui veulent apprendre et étudier dans leur langue maternelle. Il a été condamné en janvier 2017 suite à des accusations d’“incitation au séparatisme” et fait présentement face à une peine de 15 ans. Requête au Canada: demander la permission d’avoir des observateurs au procès de Tashi Wangchuk.

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