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« Je reste attaché au dialogue. Je suis en effet fermement convaincu que le dialogue et la volonté d’examiner clairement et honnêtement la réalité du Tibet peuvent nous conduire à une solution viable. »

Le Gouvernement du Canada partage sa lecture actuelle de la situation au Tibet.

November 22, 2020

Ottawa, 21 novembre 2020 - Dans le cadre d'une étude en cours sur les questions liées à la Chine par le Comité parlementaire sur les relations sino-canadiennes, M. Shawn Steil, directeur général, Politique et coordination de la Chine élargie (Affaires mondiales Canada), a témoigné sur le Tibet devant le comité le 17 novembre.

Les témoignages ont couvert un large éventail de sujets, notamment les préoccupations croissantes du Canada concernant la répression accrue du peuple tibétain au cours de la dernière décennie, le manque d'informations fiables provenant de l'intérieur du Tibet et les difficultés rencontrées par les diplomates étrangers dans leurs efforts pour visiter la région en personne, la position du Canada sur le statut du Tibet, l'approche de la voie médiane et l'Administration centrale tibétaine, et des questions spécifiques telles que le travail forcé et la réinstallation des nomades tibétains, ainsi que l'ingérence chinoise dans la visite de Sikyong Dr Lobsang Sangay à Ottawa.

Décrivant la difficulté d'accès au Tibet, M. Steil déclare que "l'accès au Tibet reste strictement contrôlé par le gouvernement chinois et, en de rares occasions, lorsque les visites officielles sont autorisées, elles sont très bien programmées. Ces dernières années, le gouvernement central du Tibet a généralement rendu les visites des diplomates, journalistes et étrangers plus difficiles - un permis de voyage et une invitation sont nécessaires". Récemment, l'ambassadeur du Canada en Chine, Dominic Barton, a visité la capitale du Tibet, Lhassa, à l'invitation du gouvernement chinois. C'était la première visite d'un fonctionnaire canadien depuis 2015.

"L'absence d'accès significatif au Tibet est un aspect des restrictions sévères imposées par les autorités chinoises au peuple tibétain. Le gouvernement du Canada reste profondément préoccupé par la situation des droits de l'homme touchant les Tibétains, conformément aux rapports tels que ceux des ONG et du Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale", ajoute le directeur exécutif, Affaires mondiales Canada.

Plusieurs membres du comité ont posé des questions à M. Steil, dont une du député John Williamson, afin d'obtenir des éclaircissements sur la position du Canada à l'égard de l'approche de la voie médiane. En réponse, M. Steil constate que le Canada n'adopte pas de position particulière concernant la voie médiane, mais que le gouvernement a toujours préconisé l’engagement des autorités chinoises dans un dialogue significatif avec le Dalaï Lama et ses représentants au sein de l'Administration centrale tibétaine.

Nous n'avons pas pris position sur le contenu de ce dialogue, mais nous reconnaissons certainement que la voie médiane réfute la plainte que nous entendons souvent de la part du gouvernement chinois selon laquelle le Dalaï Lama et sa "clique" sont des séparatistes et des fauteurs de troubles qui tentent de diviser le pays. S'ils écoutaient ce que Lobsang Sangay et d'autres disent à propos de la voie médiane, ils reconnaîtraient que diviser le pays n'est pas ce qu'ils recherchent", a déclaré le directeur exécutif Shawn Steil.

Les derniers entretiens entre les envoyés du Dalaï Lama et le gouvernement chinois ont eu lieu en 2010. La reprise de ces échanges reste une priorité essentielle pour l'Administration centrale tibétaine, et pour les candidats aux prochaines élections à la direction de l’ACT.

Les Tibétains au Canada gardent l'espoir que le Canada puisse jouer un rôle essentiel pour faciliter la reprise du dialogue sino-tibétain. Au cours du témoignage, le président des parlementaires canadiens amis du Tibet, le député Arif Virani, a établi des comparaisons entre la recherche d'une véritable autonomie pour le peuple tibétain à l'intérieur du Tibet et le modèle de la fédération canadienne, qui a établi des régions pour promouvoir la décentralisation linguistique, culturelle et religieuse, tout en continuant à fonctionner dans le cadre plus large de la constitution fédérale.

Sherap Therchin, directeur exécutif du Comité Canada Tibet, fait écho aux sentiments du député Virani, selon lequel "le Canada jouit d'une grande expérience dans la négociation d'accords d'autonomie avec ses Premières nations et avec les gouvernements provinciaux. Une telle expertise serait d'une grande valeur dans le contexte tibétain et nous encourageons votre gouvernement à trouver une occasion appropriée de partager les leçons apprises avec les parties concernées".

Ce témoignage fait suite à l'approbation unanime d'une résolution appelant au dialogue sino-tibétain adoptée par le comité Canada-Chine en août.

Lien vidéo vers le témoignage: https://parlvu.parl.gc.ca/Harmony/en/PowerBrowser/PowerBrowserV2/20201117/-1/34278?Language=English&Stream=Video&fbclid=IwAR1u-3CV_GNEjrEULLyEgDVJ1cCoamE_YHyLN-BZfu0NfnVHNjLnBCrqJZg

Par Sherap Therchin et Anvesh Jain

Anvesh est associé de recherche au Comité Canada Tibet et étudiant en relations internationales à l'Université de Toronto.

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