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Adoption d'un projet controversé par suite des pressions de la Chine

June 24, 1999

Abstention du Canada lors du vote de la Banque mondiale

Montréal, le 24 juin 1999: L'abstention du Canada durant un
vote controversé de la Banque mondiale aujourd'hui a déçu
les organisations non-gouvernementales qui ont demandé
qu'Ottawa s'oppose clairement et fermement au projet. Le vote a eu lieu en présence
de James Wolfensohn, président de la Banque. Il s'est soldé par l'approbation d'un
projet qui prévoit la relocalisation de non-Tibétains dans des régions historiquement
tibétaines et qui viole plusieurs politiques de la Banque mondiale.

Les États-Unis et l'Allemagne ont voté contre le projet.

Les conditions de l'approbation constituent cependant une victoire partielle pour les
opposants au projet. En effet, les fonds ne seront pas décaissés tant que le conseil
d'administration n'aura pas pris sa décision à la lumière des conclusions de l'«
Inspection Panel », l'organe non judiciaire d'examen des plaintes qui doit étudier la
plainte déposée dernièrement par des ONG à propos du projet.

« Ce projet, qui viole clairement les propres directives de la Banque à plusieurs
égards, aurait dû être rejeté par le conseil d'administration. À vrai dire, il n'aurait même
jamais dû parvenir jusqu'au conseil. Le personnel de la Banque aussi bien que le
conseil se sont déchargés de leur responsabilité sur le comité d'examen des plaintes
pour essayer de sauver un mauvais projet. » C'est ce qu'a déclaré Pam Foster,
coordinatrice d'Initiative d'Halifax, une coalition canadienne qui s'attache à réformer les
institutions internationales.

Les Canadiens d'origine tibétaine tout comme les défenseurs de la cause tibétaine
sont découragés. « Le feu vert donné à ce projet aura de graves répercussions pour
les Tibétains et les communautés de cette région » a déclaré Thubten Samdup,
président du Comité Canada Tibet. « Quel message une décision comme celle-ci
envoie-t-elle aux Tibétains qui ont toujours suivi la voie de la non-violence ? Ce que dit
ce message, c'est que raison et vérité ne font pas le poids aux yeux des organisations
internationales. Personne ne s'intéresse à la vérité. »

Sur ce prêt de 160 millions de dollars, 100 millions seront accordés à des conditions
privilégiées - auxquelles la Chine n'aura plus droit après le 30 juin. C'est, selon les
ONG, la brièveté de ce délai qui a amené le personnel de la Banque à passer outre les
directives relatives à l'information du public, à l'évaluation environnementale et au
déplacement de populations et le conseil d'administration à approuver le projet.

Les ONG canadiennes soutiennent le financement de projets de développement et de
réduction de la pauvreté en Chine qui respectent les directives institutionnelles tout
comme les droits humains. Elles considèrent en revanche que lorsque ces conditions
ne sont pas remplies, les projets mal conçus et adoptés pour des motifs politiques ne
sont qu'une source de litiges et de souffrances pour les années à avenir.

Pour information :

Pam Foster, Initiative d'Halifax - 613-789-4447
Thubten Samdup, Comité Canada Tibet - 514-867-6770

Communiqués de presse

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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