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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Le Canada doit presser le Premier Ministre Zhu Rongji de fournir des éclaircissements sur l'enfant détenu par les autorités chinoises

April 14, 1999

Montréal, le 14 avril 1999 Jean Chrétien, Premier ministre du Canada, devrait presser
le Premier ministre chinois, Zhu Rongji, d’indiquer où se trouve Gendhun Choekyi
Nyima, l’enfant de neuf ans reconnu comme le 11e Panchen Lama du Tibet, et de
confirmer qu’il est en sécurité.

Cet enfant, qui fêtera son 10e anniversaire le 25 avril 1999, est tenu au secret par les
autorités chinoises. Le 17 mai, il entamera sa quatrième année de détention. Bien que
le gouvernement chinois ait admis détenir l’enfant, aucun observateur international n’a
pu le voir et personne n’a la preuve qu’il est encore en vie. Il a été arrêté avec sa
famille en 1995, quelques jours seulement après avoir été reconnu par le Dalaï Lama,
comme le veut la tradition vieille de plusieurs siècles.

« Les pressions internationales ne semblent pas suffire à convaincre les autorités
chinoises de libérer cet enfant innocent » déclare Thubten Samdup, président du
Comité Canada Tibet (CCT). « La Chine pense que le gouvernement canadien est prêt
à renoncer à ses valeurs pour avoir accès au marché chinois et aux vastes ressources
naturelles du Tibet. Il est temps de prouver au gouvernement chinois qu’il se trompe en
adoptant une position de principe et en liant la poursuite du dialogue sur les droits de
la personne à la libération du Panchen Lama ».

Le Canada poursuit avec la Chine des pourparlers bilatéraux sur les droits de la
personne depuis mars 1997, date à laquelle il a cessé de parrainer la résolution de la
Commission des droits de l’homme des Nations unies qui condamne la Chine. Mais
ce dialogue n’a pas permis d’obtenir des éclaircissements sur le sort du Panchen
Lama, la deuxième personnalité de la hiérarchie religieuse tibétaine.

« Si la voie du dialogue sur les droits de la personne reste sans effet, alors il est
temps de recommencer à parrainer la résolution de la Commission des droits de
l’homme des Nations unies » ajoute Thubten Samdup. « Cette commission des
Nations unies est l’organe multilatéral le plus approprié pour traiter des cas flagrants
de violations des droits de la personne ».

Le mois dernier, le Comité Canada Tibet a publié un bilan des pourparlers bilatéraux
avec la Chine sur les droits de la personne. Il peut être consulté, ainsi que des
documents sur la persécution religieuse au Tibet et sur le Panchen Lama, sur le site
du CCT, à l’adresse : www.tibet.ca

Une campagne internationale d’envoi de cartes demandant la libération du Panchen
Lama a été lancée. Des protestataires tibétains tenteront de remettre ces cartes à Zhu
Rongji lors de sa visite à Toronto.

Renseignements :
Thubten Samdup (514-867-6770)

Communiqués de presse

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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