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« Compassion et tolérance ne sont pas des signes de faiblesse mais de force. »

Cadel Evans, l'australien vainqueur du Tour de France 2011 évoque la cause du Tibet

29 juillet 2011

France Tibet 24 Juillet 2011 http://tibet.fr/site/index.php?itemid=14919

Evans n'est pas un champion centré sur lui-même. Il a d'ailleurs épousé la cause du Tibet pour que «ce qui est arrivé à la culture aborigène ne se répète pas»CADEL EVANS, le vainqueur du Tour parle du Tibet dans la vidéo à 4mn 40.

Vidéo de France2 http://youtu.be/R2rxd68Z7kY

Cadel Evans (BMC) a remporté le Tour de France, dimanche à Paris, au terme de la 20e étape gagnée au sprint sur les Champs-Elysées par le Britannique Mark Cavendish (HTC). Evans est le premier Australien vainqueur du Tour. Grâce à lui, son pays est le douzième représenté au palmarès du Tour de France. Evans a mis fin à la série de cinq succès espagnols depuis 2006.
sLe Tour de France tend les bras à Cadel Evans Jusqu'à présent, les coureurs américains (LeMond, Armstrong) étaient les seuls non-Européens à avoir gagné la plus grande course du monde.

La victoire de Cadel Evans marque l'avènement à 34 ans d'un champion atypique, discret et patient, qui a bâti sa réussite sur sa persévérance au travail bien loin des clichés du héros flamboyant. Le coureur australien ne renonce jamais. Et son moteur est l'affectif. Samedi, les yeux bleus pleins de larmes, il a dédié sa victoire à son ancien entraîneur Aldo Sassi, décédé d'une tumeur au cerveau en décembre dernier.

Evans ne parle jamais de ses doutes. Pourtant, après avoir brillé en VTT dont il a remporté deux Coupes du monde (1998, 1999), sa deuxième carrière de cycliste sur route a été ardue et sinueuse. «Ma volonté de travail n'a jamais changé, elle est la même depuis mes 18 ans», assure-t-il de sa voix aiguë.

Il découvre le vélo dans une communauté aborigène

Il a découvert le vélo très tôt, durant ses premières années dans une communauté aborigène du nord du pays puis dans une zone rurale de Nouvelle-Galles-du-Sud. Mais sa passion a bien failli s'arrêter net à huit ans à cause d'un coup de sabot d'un cheval en pleine tête qui l'a laissé dans le coma pendant une semaine. Une opération lourde au cerveau lui a laissé une grande cicatrice sur le crâne. Pour réussir dans le cyclisme, il s'est exilé en Suisse à partir de 1998, en Romandie puis dans le Tessin. Il a trouvé le salut dans le travail.

Ses meilleurs résultats ont longtemps été des deuxièmes places: dans le Dauphiné 2007 et 2008, la Flèche Wallonne 2007 et surtout dans le Tour de France en 2007 et 2008. Beaucoup y ont vu la reconnaissance de son talent mais surtout de ses limites. L'Australien a finalement vaincu les préjugés en 2009 avec son titre de champion du monde à Mendrisio, à quelques kilomètres de son domicile. Lui affirme que ce mois de septembre 2009 n'a pas constitué un déclic.

Il soutient la cause du Tibet

Son palmarès s'est pourtant étoffé à partir de ce moment-là avec notamment des victoires dans la Flèche Wallonne en 2010, dans Tirreno-Adriatico et le Tour de Romandie en 2011. Après des passages chez T-Mobile et dans l'équipe belge Silence (ex-Davitamon et Predictor), son arrivée dans la formation américano-suisse BMC, construite autour de lui et sa personnalité, a été capitale. Elle a enclenché chez lui un cercle vertueux de la confiance.
Evans n'est pas un champion centré sur lui-même. Il a d'ailleurs épousé la cause du Tibet pour que «ce qui est arrivé à la culture aborigène ne se répète pas». «Il est facile à vivre par rapport à d'autres coureurs de son niveau. Il est toujours sympathique et prévenant avec ses équipiers, même à l'approche du Tour de France qui est un rendez-vous essentiel», estime Jacques Michaud, membre de l'encadrement de l'équipe BMC.

L'Australien a préparé sa saison pour le Tour de France: il a limité ses jours de course, préféré se préparer par des courses à étapes, notamment le Dauphiné dont le contre-la-montre épousait le parcours de celui de la Grande Boucle. C'est là qu'il a atteint son but et laissé la déception du deuxième à Andy Schleck, qui lui succède à la place du malheureux depuis 2009.

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