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Quelques espoirs de libération de deux prisonniers politiques selon J. Kamm , président de l'Association américaine " Dialogue / Dui Hua "

19 novembre 2011

Monique DORIZON - Tibet Info.net 11 Novembre 2011

http://www.tibet-info.net/www/Dui-Hua-un-groupe-de-defense-des.html

Lors de sa dernière visite à Pékin, le dirigeant de Dui Hua (un groupe de défense des droits ayant des liens étroits avec le gouvernement chinois) a demandé aux autorités de libérer deux éminents prisonniers politiques tibétains.

John Kamm, fondateur et Président de l' association américaine Dui Hua, basé à San Francisco, a déclaré qu’il avait "espoir" que Tulku Tenzin Delek Rinpoché et Lobsang Tenzin soient libérés.

Lobsang Tenzin, l’un des plus anciens prisonniers politiques du Tibet, souffre de diabète aigu.
"Lors de mon dernier voyage j’ai soulevé la question de (la libération) de Lobsang Tenzin, bien sûr, et de Tenzin Delek Rinpoché", a déclaré John Kamm dans une interview le 10 novembre 2011 en marge d’une audition au Congrès, à Washington.

"En soulignant constamment au gouvernement chinois qu’il n’a libéré personne ... nous avons un peu d’espoir qu’au moins quelques-uns aient une libération anticipée", a déclaré John Kamm.

"Et je voudrais profiter de cette occasion pour exprimer mon ferme espoir que parmi ceux qui seraient d’abord libérés seraient Tenzin Delek Rinpoché et, bien sûr, Lobsang Tenzin. Lui, je suppose, est parmi les plus anciens prisonniers ... et il a un très mauvais diabète... alors je fais appel au gouvernement chinois pour le libérer en liberté conditionnelle médicale".

John Kamm dit qu’il n’y a eu aucune libération anticipée connue ou réduction de peine pour les prisonniers politiques tibétains condamnés pour "subversion", "séparatisme" ou "incitation" - accusations portées couramment en Chine contre les dissidents - depuis "de nombreuses années".
"Le dernier était un Chinois han, qui va être libéré le mois prochain, c’est la dernière réduction de peine connue de détenu reconnu coupable de "subversion", "séparatisme" ou "incitation". Je ne me souviens pas d’un moment où mon travail ait été aussi difficile", a-t-il dit.

"J’ai eu un petit succès avec les prisonniers politiques hans condamnés pour "espionnage" et "secrets d’État" plus que pour "subversion", "séparatisme" ou "incitation". Ce qui est pour moi assez frappant, c’est que les personnes condamnées pour "espionnage" sont présentées avec davantage de clémence que les gens qui en ont tout simplement parlé".

John Kamm a déclaré que les groupes de défense des droits humains ont eu moins de succès récemment probablement à cause d’un certain nombre de facteurs fluctuants, y compris un changement imminent de dirigeants chinois et un nombre croissant de troubles sociaux dans le pays.

"Tout d’abord, bien sûr, il y a cette transition qui va avoir lieu à la direction en Chine et selon toutes les apparences le groupe arrivant va être au moins aussi dur que le groupe actuel. Donc, si vous essayez d’obtenir une position politique dans le gouvernement chinois, il n’est pas bon sembler être modéré envers la dissidence", a-t-il dit.

"Deuxièmement, selon une estimation officieuse faite par un expert chinois, il y aurait eu 180 000 incidents populaires en Chine l’année dernière. Aussi, le gouvernement est-il vraiment nerveux", a déclaré John Kamm.

Beaucoup de ces incidents sont des manifestations ou des sit-in liés à des expulsions forcées, des allégations d’actes répréhensibles officiels, et des différends sur les ventes de terres rurales.

Enfin, John Kamm a déclaré que la persistante crise économique mondiale avait asséché le financement de nombreuses organisations non gouvernementales axées sur la Chine, les rendant moins efficaces dans leur travail. Mais il a juré de continuer à travailler avec le gouvernement chinois pour obtenir la libération des dissidents emprisonnés à travers le pays.

"Précisément parce qu’aucun n’a été libéré, nous avons l’espoir que certains le seront"

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