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« Compassion et tolérance ne sont pas des signes de faiblesse mais de force. »

Deux nouvelles immolations au Tibet

21 mars 2014

Dharamsala : Un moine du Monastère de Kirti dans le comté de Ngaba s'est immolé pour protester contre la politique chinoise dans le Nord-Est du Tibet, d'après des informations en provenance de l'exil.
L'Agence Officielle chinoise Xinhua a mentionné l'immolation d'un autre moine tibétain du Monastère de Shaderi, dans le Comté de Zekog (tibétain Tsekhog) préfecture de Huariguan (tibétain Malho).
Lobsang Palden, 20 ans, du Monastère de Kirti s'est immolé dans la rue des Martyrs dans le Comté de Ngaba (incorporée à la province chinoise du Sichuan) aux alentours de 11h30 dimanche. Il a fait quelques pas en criant des slogans avant d'être rapidement emmené par la police dans un véhicule. Depuis, on ne dispose d'aucune information à son sujet.
Les Tibétains de la région ont fermé leurs boutiques et restaurants en signe de deuil et de solidarité envers la famille du  moine. La situation reste tendue dans la région où des forces de police ont été largement déployées.
Cette manifestation marque le 6 ème anniversaire du massacre, par les forces chinoises, des moines du Monastère de Kirti le 16 Mars 2012, quelques jours après qu'une révolte sans précédent eût éclaté à Lhassa le 10 Mars. Des centaines de Tibétains furent tués par les Forces de Sécurité chinoises lors des vagues de protestations qui ont balayé le Tibet.
En signe de protestation, des immolations se sont reproduites le même jour à Kirti en 2011, 2012, 2013.
L'Agence Officielle chinoise Xinhua a également parlé de l'immolation d'un moine du Monastère de Shaderi à Huariguan. Le rapport mentionne que la police s'est précipitée sur les lieux mais ne donne aucun détail supplémentaire, a rapporté l'Associated Press se référant au rapport de Xinhua.
Un représentant du bureau de la Sécurité Politique du Comté a confirmé l'immolation en ajoutant qu'elle s'était déroulée à l'extérieur du Monastère mais n'a donné aucun autre détail et refusé de s'identifier a à nouveau rapporté l'Associated Press.
Le total des immolations atteint maintenant les 128 et ce, contre la politique répressive du Gouvernement chinois.
Tous les immolés ont demandé le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet ainsi que la liberté pour les Tibétains.
En dépit des appels répétés des dirigeants du Gouvernement tibétain en exil à ne pas en arriver à des mesures aussi drastiques, les immolations ont continué.
Un "papier blanc "émis par les dirigeants de Dharamsala l'année dernière expliquait les causes fondamentales qui entraînent cette vague ininterrompue d'immolations au Tibet ainsi que l'augmentation alarmante des manifestations au cours de ces dernières années.
Les principales raisons énoncées dans ce rapport de 91 pages quant aux ardentes manifestations sont: La politique répressive, la vision des leaders politiques communistes à propos du Tibet ainsi que les politiques menées, l'assimilation culturelle forcée, la destruction programmée du Bouddhisme tibétain et à cela s'ajoute la discrimination sociale, l'étouffement  progressif de la langue tibétaine, les destructions environnementales et celle des nomades tibétains, la fin de leur façon de vivre ancestrale, la marginalisation économique, les transferts de population ainsi que le programme de développement chinois de l'Ouest du Tibet en sont les autres raisons mentionnées.

Le Parlement Tibétain en exil exhorte le Gouvernement chinois de cesser sa politique répressive au Tibet et de se pencher sur les réelles doléances des Tibétains. "Nous reitérons fermement notre demande au Gouvernement chinois de cesser sa politique dure au Tibet et de prendre en considération les aspirations légitimes des Tibétains du Tibet comme celles des Tibétains de l'extérieur qui demandent le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet, le respect des droits de l'homme, la liberté et la reprise immédiate du dialogue afin de résoudre les problèmes du Tibet, demande le Parlement en exil dans sa résolution du mardi dernier.

Cette résolution exhorte également les Membres du Conseil des Droits de l'Homme à l'ONU d'organiser une session concernant le futur du Tibet et d'envoyer sur place des délégations pour évaluer l'urgence de la situation au Tibet.
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