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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Froissée par le Royaume-Uni, la Chine annule le dialogue sur les droits de l’homme

23 avril 2014

Les autorités chinoises ont récemment annulé le dialogue sur les droits de l’homme avec le gouvernement britannique, reprochant à ce dernier d’avoir tenu « des propos irréfléchis et négligents » concernant la situation des droits de l’homme en Chine.

Un rapport récemment publié par le Royaume-Uni aurait soulevé des « reproches et diffamations excessifs » quant aux droits de l’homme en Chine.

Le Rapport 2013 sur les droits de l’homme et la démocratie, publié le 10 avril dernier par le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, définissait la Chine comme un « pays préoccupant ».

Ce rapport présente la même description de la situation des droits de l’homme en Chine que celle avancée par les groupes internationaux de défense des droits de l’homme et autres gouvernements occidentaux, notamment les États-Unis.

Les premières lignes de ce rapport indiquent que « la croissance économique de la Chine continue à contribuer aux droits économiques et sociaux des citoyens chinois ». « Leurs droits civils et politiques restent néanmoins considérablement restreints. »

Le paragraphe traitant de la Chine revient ensuite sur les cas de violation des droits de l’homme les plus marquants de ces dernières années. Il reconnaît également, mais prudemment, certains progrès quant aux droits de l’homme en Chine, tels que la promesse faite en novembre (mais abrogée depuis) de ne plus utiliser les organes de prisonniers exécutés en vue de transplantations.

Le ministère des Affaires étrangères chinois n’a pas précisé quelle était la partie du rapport qu’il définissait « d’irréfléchie et négligente ».

Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a cependant donné un aperçu des raisons qui ont poussé le régime chinois à annuler le dialogue avec le Royaume-Uni.

« Lorsque deux personnes, ou deux pays, engagent un dialogue, les principes d’égalité et de respect mutuel devraient être respectés. L’objectif du dialogue est d’améliorer la compréhension, conforter la confiance mutuelle et promouvoir la coopération », a affirmé Hua Chunying dans le compte-rendu d’une session de questions-réponses publié en ligne.

Du point de vue de la Chine, décrire les violations des droits des citoyens chinois par le Parti Communiste ne semble pas respecter cet état d’esprit. Hua Chunying a également déclaré que des rapports tels que ceux publiés par le Royaume-Uni « usent du prétexte des droits de l’homme pour interférer avec la politique intérieure et la souveraineté du système judiciaire de la Chine. »

Un porte-parole du bureau britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth a déclaré dans un discours préparé et lu par téléphone : « Nous sommes déçus que le gouvernement chinois ait unilatéralement décidé la semaine dernière de repousser le dialogue, qui devait avoir lieu le 16 avril ».

Le porte-parole a poursuivi : « Ce n’est pas à nous d’expliquer pourquoi le dialogue a été repoussé… Nous considérons celui-ci comme un facteur important des relations bilatérales avec la Chine ».

Les premiers ministres David Cameron et Li Keqiang s’étaient accordé sur ce dialogue en décembre dernier.

Le Royaume-Uni n’a pas semblé regretter son rapport sur les droits de l’homme en Chine. Le porte-parole a déclaré qu’il n’était pas prévu que les propos concernant la situation actuelle en Chine changent. « Nous soutenons entièrement ce rapport », a conclu le porte-parole.

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