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Emeutes à Lhassa: 30 condamnations, Pékin appelle le dalaï lama au dialogue

30 avril 2008

A.F.P 29 avril 2008 http://afp.google.com/article/ALeqM5hXI1m1T4Y1Xxrqanc48nHCn9NDzQ

( www.tibet.fr ) 29 avril 2008 Cours spéciale à Lhassa pour 30 tibétains vétus en orange arrêtés suites au recentes émeutes

PEKIN (AFP) — La Chine a prononcé mardi les premières condamnations, allant jusqu'à la prison à vie, contre 30 personnes impliquées en mars dans les émeutes meurtrières de Lhassa, la capitale du Tibet.

Alors que Pékin organise mercredi des festivités à 100 jours des jeux Olympiques du mois d'août, la Chine a appelé le dalaï lama, leader spirituel des Tibétains, à saisir l'opportunité du dialogue qu'elle lui a offert et à prendre des mesures pour "mettre fin" aux violences avant les JO.

"Nous espérons que le dalaï lama puisse chérir cette opportunité, reconnaisse les faits et change sa position en prenant des mesures concrètes pour mettre fin aux actes de violence et tentatives de saboter les jeux Olympiques", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu.

Pékin accuse le dalaï lama, qui vit en exil en Inde, d'avoir fomenté les émeutes du mois de mars au Tibet, dans le but de "saboter" les JO. Le leader tibétain a rejeté ces accusations.

Après ces émeutes, la police chinoise avait annoncé 400 arrestations.

Un tribunal de Lhassa a prononcé mardi ses premières condamnations, allant de trois ans de prison à la détention à vie, contre 30 accusés reconnus coupables d'incendie volontaire, pillage, attaques contre des institutions de l'Etat, vols et incitation à la violence, selon la télévision d'Etat CCTV.

La télévision a diffusé des images des accusés, portant des vestes orange, marchant dans la salle d'audience, chacun escorté de deux gardiens, puis se tenant debout devant le juge pour écouter le verdict.

La Chine a accusé les émeutiers tibétains d'avoir tué 18 civils et un policier et blessé 382 civils et 241 policiers lors des émeutes de Lhassa. Un second policier avait été tué dans une autre région.

Selon les autorités chinoises, les émeutiers ont incendié sept écoles, cinq hôpitaux et 120 habitations et pillé 908 magasins, pour des dégâts évalués à plus de 244 millions de yuans (plus de 22 millions d'euros).

Les manifestations anti-chinoises avaient démarré le 10 mars à Lhassa, avant de dégénérer le 14 mars, puis de s'étendre à d'autres régions où vivent des minorités tibétaines, dans l'ouest de la Chine.

Mardi, les dirigeants tibétains en exil ont donné leur nouveau bilan, affirmant qu'au moins 203 personnes avaient été tuées, un millier blessées et 5.175 arrêtées depuis le 10 mars.

La répression de ces émeutes a entraîné des manifestations de défenseurs des droits de l'Homme et organisations pro-tibétaines au passage de la flamme olympique à travers le monde, parfois accompagnées de violences comme à Paris le 7 avril.

La flamme passait mardi par Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon, dans le sud du Vietnam, où le parcours de plus de dix kilomètres a été placé sous sécurité renforcée.

Le Vietnam, allié idéologique de la Chine, semblait cependant avoir réussi à neutraliser les manifestations antichinoises annoncées en procédant, selon des groupes dissidents, à des interpellations à l'approche de l'événement.

La torche a été saluée par des milliers de spectateurs, agitant des drapeaux chinois ou des jeux Olympiques.

Dimanche, des heurts isolés entre manifestants pro et anti-chinois avaient marqué l'étape en Corée du Sud.

Pékin a défendu mardi l'attitude des étudiants chinois dans les rues de Séoul, affirmant qu'ils ont "défendu la dignité de la torche olympique" et admettant tout au plus "quelques actions radicales".

Le Premier ministre sud-coréen Han Seung-Soo venait de dénoncer des actes de violence qui rendent nécessaires selon lui "des mesures judiciaires et diplomatiques".

Depuis les troubles du mois de mars, l'Union européenne et les Etats-Unis ont appelé à un dialogue avec le dalaï lama.

Vendredi, la Chine avait proposé de rencontrer un représentant privé du dalaï lama pour relancer le dialogue, interrompu à l'été 2007, afin d'aider à résoudre la crise au Tibet.

Interrogée mardi sur le calendrier, Mme Jiang a répondu: "A ma connaissance, les détails de la consultation doivent encore être discutés".

Le dalaï lama avait salué cette offre de dialogue, mais avait réclamé des "discussions sérieuses" avec Pékin.

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