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« Je reste attaché au dialogue. Je suis en effet fermement convaincu que le dialogue et la volonté d’examiner clairement et honnêtement la réalité du Tibet peuvent nous conduire à une solution viable. »

Les autorités chinoises refusent de traiter les détenus tibétains blessés par balle

19 août 2014

Six jours après qu'une dizaine de manifestants pacifiques tibétains aient tués et arrêtés par la police chinoise dans la province de Sichuan, certains d’entre eux ont des balles encore incorporées dans leurs corps puisqu'ils sont privés de soins médicaux en détention, selon des sources de l’exil.

La situation est devenue si grave que l’un des blessés s'est suicidé dimanche en signe de protestation contre la « torture » commise par les autorités chinoises, tandis qu’un autre est mort de blessures non soignées au centre de détention de Loshu (en chinois, Luoxu) canton de Kardze (Ganzi).

Le 12 août, la police chinoise a ouvert le feu et des dizaines de Tibétains ont été arrêtés lors d'une manifestation de masse contre l’arrestation la veille d’un chef de village très respecté.

L'arrestation du chef du village Dema Wangdak a eu lieu après qu’il se soit plaint aux autorités du harcèlement des femmes tibétaines par les hauts fonctionnaires chinois à un spectacle culturel au cours de leur visite dans le comté, selon des sources.

« Le dimanche, l’un des détenus, Lo Palsang [de Shupa village] s’est suicidé en détention en signe de protestation contre la torture par les autorités chinoises » a déclaré Gyaltsen au service tibétain de RFA, citant des contacts locaux. « Le même jour, un autre détenu, un homme de 22 ans, est mort des blessures », a-t-il ajouté.

Gyaltsen a dit qu’il a été informé que les blessures par balles de plusieurs détenus, dont le fils de Wangdak, ont été laissés sans surveillance, six jours après la fusillade, soulevant des inquiétudes sur leur état de santé pendant leur détention.

« Plusieurs des blessés, y compris Kunga Sherab, le fils du chef de village Wangdak, ont été laissés avec des balles non retirés du corps », at-il dit. Sherab est dans un « état critique ».

Un instructeur de méditation, Karma Rinchen, du monastère Miru local est également parmi les détenus, mais son état n’est pas connue dans l’immédiat.

Les sources ont indiqué que d’abord, le centre de détention de Loshu avait atteint sa pleine capacité et plusieurs détenus ont dû être gardé à l’hôpital.

« Certains d’entre eux ont reçu un traitement médical quand ils étaient à l’hôpital, mais maintenant ils ont tous été ramenés au centre de détention et on leur refuse toute autre attention médicale », a déclaré Gyaltsen.

Les détenus avaient la tête rasée et on ne leur permet pas d'avoir des visiteurs, at-il dit.

Les Tibétains de Kardze sont connus pour leur sens aigu de l’identité tibétaine et le nationalisme, et « le climat politique dans la région est profondément oppressif » a déclaré dans un rapport la semaine dernière la Campagne internationale pour le Tibet (ICT), un groupe international de défense.

A ce jour, quelques 131 Tibétains se sont mis le feu afin de s’opposer à la domination de Pékin et de  demander la retour de leur chef spirituel en exil, le dalaï-lama.

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