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Un Tibétain s’immole devant un poste de police du Qinghai

14 octobre 2014

Un Tibétain s’est immolé devant un poste de police pour protester contre la domination chinoise dans la province du Qinghai, ont dit des sources samedi. Il s’agit de la seconde immolation en moins d’un mois.

Kunchok, 42 ans, s’est mis le feu près d’un poste de police dans le comté de Gade (en chinois : Gande), préfecture autonome tibétaine de Golog (Guoluo) le 16 septembre, mais les Tibétains sur place ont réussi à éteindre les flammes et l’ont vite conduit à un hôpital proche, disent les sources. L’information de son immolation dans la ville de Tsang Khor n’a été connue que samedi, apparemment en raison des restrictions sur les communications habituellement imposées par les autorités chinoises après des manifestations par immolation.

Kunchok, dont le fils est moine et la fille nonne dans un monastère local, "s’est immolé pour protester contre la politique de la Chine au Tibet" a dit au service tibétain de RFA un Tibétain ayant des contacts dans le comté de Gade. "Il l’a fait dans l’intérêt des Tibétains." "Il souffre maintenant beaucoup" dit la source, parlant sous condition d’anonymat. "Pendant ses soins, il éclate souvent en sanglots car il a échoué dans sa tentative de se donner la mort par immolation. Il regrette ne pas avoir accompli ce qu’il avait prévu." La source dit que les chances de survie de Kunchok sont "maigres."

Traitement secret

Une autre source, ayant également des contacts dans la région, a dit que les Tibétains qui ont vu Kunchok en flammes se sont précipités pour éteindre le feu et l’ont rapidement conduit dans un hôpital non divulgué de la capitale provinciale Xining, "où il est soigné en secret." "Nous ne pouvons révéler d’autres détails car les proches craignent que ceux qui l’ont aidé soient enquêtés par les autorités" dit la source. "La famille craint aussi que Kunchok soit emmené par les autorités s’il survit. S’il ne survit pas, les autorités pourraient ne pas rendre le corps à la famille." Une troisième source dit que les autorités chinoises ont musclé les mesures de sécurité, installant des caméras de surveillance à des points clés dans le comté de Gade, suite à l’immolation. "Il est très difficile de vous donner plus de détails car nous sommes surveillés en permanence par des caméras installées à différents endroits, y compris devant et derrière les monastères de cette région" dit la source. La protestation par immolation de Kunchok a porté le nombre d’immolations de Tibétains en Chine à 133 depuis 2009, défiant la domination chinoise dans les régions tibétaines et appelant au retour d’exil du chef spirituel tibétain, le Dalai Lama.

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