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« Compassion et tolérance ne sont pas des signes de faiblesse mais de force. »

Le combat pacifique du peuple tibétain

25 novembre 2014

Getty «Le rêve de mon père était de revoir le Tibet avant de mourir. Il est décédé en 2004, sans avoir revu nos montagnes», a raconté le premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, lundi, lors de son passage à Montréal.

Occupé et réprimé par la Chine depuis un demi-siècle, le Tibet refuse de se soumettre. Et sa résistance pacifique triomphera: ainsi l’a clamé lundi le chef du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, lors de son passage à Montréal.

«Le jour où les Tibétains vivront en paix, une des plus belles pages du XXIe siècle aura été écrite», croit M. Sangay, qui découvrait avec un plaisir évident la métropole québécoise, hier, à l’invitation du Comité Canada-Tibet, un groupe qui milite pour que le sort de ce peuple niché au sommet du monde demeure dans les consciences des élus canadiens.

Diplômé de l’université Harvard, M. Sangay n’a jamais pu voir la terre de ses ancêtres. Il a grandi, comme des dizaines de milliers de ses concitoyens, dans un camp de réfugiés en Inde.

«Les peuples doivent se lever et défendre les valeurs qui les définissent, affirme celui qui parcourt le monde pour promouvoir les intérêts du peuple tibétain auprès de la communauté internationale. «Notre résistance est pacifique. Si le monde ne nous soutient pas, quel message envoie-t-il aux autres groupes en lutte dans le monde?»

«Le bouddhisme a 2500 ans, le colonialisme est vieux d’à peine quelques siècles. Dans 2000 ans, le bouddhisme existera encore. Le colonialisme, lui, aura disparu.» – Lobsang Sangay, premier ministre du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala, en Inde

L’envahisseur chinois a conquis le plateau tibétain – riche en minéraux et, surtout, en eau – en 1951, alors que Mao Tse-Toung dirigeait la Chine communiste.

Beijing mène depuis une répression souvent violente contre toute tentative d’affirmation de la part des Tibétains, que ceux-ci réclament l’utilisation de leur langue dans les salles de classe ou leur autonomie politique. Quelque 150 000 Tibétains vivent aujourd’hui en exil. «Le Tibet est encore sous occupation», affirme M. Sangay.

Le gouvernement qu’il dirige accepterait de demeurer sous tutelle chinoise, à condition d’obtenir une plus grande autonomie et des institutions qui lui soient propres. C’est la «voie médiane» chère à M. Sangay, qui privilégie l’atteinte d’un compromis profitable à toutes les parties plutôt qu’une solution où il y aurait les vainqueurs d’un côté et, de l’autre, les vaincus.

«Nous croyons en la justesse de notre cause. Et nous croyons que, bientôt, nous allons la faire triompher.»

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