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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Pas une once de liberté pour les Tibétains au Tibet (haut diplomate américain)

4 décembre 2014

Les Tibétains au Tibet ne sont pas libres au sein de la nation communiste, a dit un haut diplomate américain après une récente rencontre avec des réfugiés tibétains en Inde et au Népal.

La coordonnatrice spéciale américaine pour les questions tibétaines, Sarah Sewall, qui est aussi sous-secrétaire d’Etat pour la sécurité civile, la démocratie et les droits de l’homme, a parlé de son évaluation de la condition des droits de l’homme au Tibet au cours d’un échange lundi avec des journalistes au Washington Foreign Press Center, Washington D.C. Lors de son voyage dans les deux pays, elle a rencontré des réfugiés tibétains et obtenu d’eux des informations de première main sur la situation au Tibet.

"Dans mes fonctions de coordonnatrice spéciale pour le Tibet, bien sûr j’ai eu un agenda parallèle lors de mes visites à la fois au Népal et en Inde, et le focus sur les réfugiés était de la plus haute importance dans les deux pays" a dit Sewall aux journalistes.

"J’ai rencontré les deux communautés et des dirigeants d’ONG qui travaillaient avec les populations réfugiées afin de les aider à mieux voir leur potentiel en termes de capacité humaine" a-t-elle dit. "En tant que partenaires dans un effort national pour développer, élever et maintenir leur culture et leur religion dans un environnement qui a divers degrés de soutien pour cette pratique."

Sewall dit avoir rencontré "à la fois les réfugiés eux-mêmes et ceux qui travaillent avec les réfugiés pour apprendre davantage sur leurs aspirations, sur certains de nos programmes d’échange, et sur l’infrastructure qui soutient les réfugiés qui vivent au Népal et en Inde."

Sewall a également rencontré le chef spirituel du Tibet Sa Sainteté le Dalai Lama dans sa dimension de leader religieux et culturel mondialement respecté, et elle a aussi beaucoup discuté avec le Dalai Lama.

"Je suis intéressée par son point de vue sur l’extrémisme religieux au sein des mouvements bouddhistes en général et par ce qui peut être fait pour promouvoir la tolérance".

Elle a dit être curieuse d’en apprendre plus sur les remarques qu’il avait faites publiquement sur les discussions potentielles avec les Chinois, sur les différentes questions qui le préoccupent, disant avoir rencontré le chef spirituel tibétain en tant que "leader religieux et culturel mondialement respecté." "J’ai passé la majeure partie du temps à parler avec les réfugiés et les organisations qui les accueillent et travaillent avec eux sur la situation en Chine, parce qu’ils ont sûrement les histoires les plus récentes."

"J’ai rencontré plusieurs personnes qui avaient quitté la Chine récemment, et j’ai parlé à beaucoup de gens qui ont de la famille en Chine" a-t-elle ajouté. Leur évaluation de la situation colle grandement avec l’évaluation du Département d’Etat, tel qu’écrit dans notre rapport sur les droits de l’homme, à savoir qu’il n’y a pas une once de liberté pour les Tibétains en Chine que nous pensions en accord avec les standards des droits de l’homme" a dit la haute diplomate américaine.

"Nous avons parlé d’approche non-violente pour résoudre les conflits, d’inclure les questions de la préservation de la culture, de la religion et de l’éducation tibétaines partout où les Tibétains résident actuellement." "C’est un large spectre de discussions qui, bien entendu, comprend aussi les inquiétudes à propos de la communauté des réfugiés avec laquelle il travaille étroitement."

Sewall a dit que le gouvernement américain avait dépensé beaucoup de ressources et d’énergie pour chercher à soutenir les Tibétains et en particulier les réfugiés, mais aussi les réfugiés bhoutanais dans les deux pays. Elle a aussi annoncé une nouvelle aide américaine de 3.2 millions de dollars pour le Népal afin de l’aider à moderniser le système de santé pour les réfugiés tibétains.

Encourageant un "dialogue direct" produisant des résultats qui seraient positifs pour la Chine et les Tibétains, l’administration Obama a toutefois dit qu’elle soutient l’"approche de la voie médiane" proposée par Sa Sainteté le Dalai Lama pour résoudre de manière pacifique la question du Tibet et pour apporter davantage de stabilité et de co-existence, fondée sur l’égalité et la coopération mutuelle, entre les Tibétains et les Chinois.

A plusieurs occasions, le président américain Obama a réitéré son soutien fort à la préservation des traditions religieuses, culturelles et linguistiques uniques du Tibet, et à la protection des droits de l’homme pour les Tibétains au Tibet.

Mais Obama a réitéré que la position américaine est que le Tibet "fait partie" de la Chine et que les Etats-Unis ne soutiennent pas l’indépendance du Tibet. Sa Sainteté le Dalai Lama a déclaré qu’il ne cherchait pas l’indépendance du Tibet et qu’il espère que le dialogue entre ses représentants et le gouvernement chinois reprendra, et qu’un dialogue produisant des résultats serait positif pour la Chine et les Tibétains.

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