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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion s’exprime sur la situation au Tibet

1 avril 2015

Le 11 mars 2015, Heiner Bielefeldt, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction, a accusé la Chine de vouloir contrôler la réincarnation des moines tibétains, selon un rapport de Reuters du 12 mars 2015.

Ces commentaires, lors d’une conférence de presse à Genève, ont été tenus deux jours après que le chef chinois de la législature de la dite "Région Autonome du Tibet" ait affirmé à Pékin que le chef spirituel du Tibet en exil, le Dalaï Lama, avait profané le bouddhisme en suggérant qu’à sa mort il ne serait pas réincarné.

Il parodiait ainsi Zhu Weiqun, Directeur de la commission des affaires ethniques et religieuses de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois, qui a également déclaré aux journalistes, à Pékin, le 11 mars 2015, que "le pouvoir de décision de la réincarnation du Dalaï Lama, et de la fin ou la survie de cette lignée, appartenait au gouvernement central de la Chine". (…).

Mr Heiner Bielefeldt a indiqué que Pékin "détruit véritablement l’autonomie des communautés religieuses, empoisonnant les relations entre différents sous-groupes, créant des schismes, montant les uns contre les autres afin d’exercer un contrôle".

M. Heiner Bielefeldt a également dit qu’il n’y avait eu aucun progrès au sujet de la demande exceptionnelle de son bureau d’effectuer une visite officielle en Chine, acceptée pour la dernière fois en 2004. La Chine n’a également pas honoré un engagement fait auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de permettre une visite au Tibet et en Chine du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains.

M. Heiner Bielefeldt croit que la répression de Pékin sur la liberté de religion découle de la nervosité d’un gouvernement "autoritaire" de personnes allant ensemble "en dehors des canaux officiels". "Le gouvernement chinois est une superpuissance à bien des égards, mais est faible en termes de légitimité démocratique", a-t-il dit.

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