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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

LARUNG GAR : L’inhumanité de Pékin ne connaît pas de limites

14 novembre 2016

Radio Free Asia, 13 novembre 2016 - Une source rapporte que les moines et nonnes de l’Académie Bouddhiste de Larung Gar au Sichuan, précédemment menacés d’expulsion, se voient désormais interdire l’accès à leurs appartements sans possibilité de récupérer leurs effets personnels avant éviction.

Alors même que le pouvoir chinois continue à mettre tout en œuvre pour réduire la taille des installations de Larung Gar, une source a déclaré au département Tibet de Radio Free Asia que de nouveaux procédés étaient dorénavant expérimentés par les autorités.

S’exprimant sous la condition de l’anonymat, un informateur a en effet confié que « les autorités condamnent les portes des quartiers d’habitation des moines et des nonnes lorsque ceux-ci sont en classe, hors du monastère ou partis faire des achats », « ainsi lorsqu’ils reviennent, ils se voient dans l’impossibilité de pénétrer dans les lieux».

Toujours selon cet informateur, les autorités chinoises ont prévenu que toute personne tentant de forcer les cadenas, numérotés et peints en rouge, se rendra coupable de violation de la loi et sera traitée en conséquence. « Ainsi menacés, nombre de moines et nonnes doivent, dans le désespoir, partir sans même avoir le temps de rassembler leurs maigres possessions ».

Beaucoup de chinois d’ethnie Han et de tibétains étudient au sein du vaste sanctuaire de Larung Gar, l’un des plus grands et des plus réputés de tous les centres d’études du bouddhisme tibétain, fondé en 1980 par le guide spirituel désormais décédé Khempo Jigme Phuntsok,

L’ordre de réduire de moitié le nombre de résidents du temple et de le porter à un maximum de 5000 personnes « émane des plus hautes autorités ». Le président chinois Xi Jinping lui-même s’intéresserait à la question, si l’on en croit des informations précédemment transmises à RFA.

Des milliers de religieux sont d’ores et déjà partis et des centaines ont été déplacés au moyen de bus pour la seule journée du 30 octobre  et « actuellement, des groupes de nonnes et de moines se voient chaque jour contraints au départ ».

Bien que les autorités affirment que ceux qui quittent Larung Gar ne font que retourner volontairement dans leur famille en plein accord avec les objectifs fixés par les autorités chinoises, il a été confié à RFA que « l’intimidation et la force sont utilisées pour les contraindre à partir » et que « moines et nonnes sont également avertis que leurs familles subiront les conséquences d’un échec dans la mise en œuvre du plan gouvernemental ».

Couvert par Kunsung Tenzin pour le département Tibet de Radio Free Asia. Traduit par Dorjee Dumdul. Rédigé en anglais par  Richard Finney.
Traduit
de l’anglais par Éric Pegorer pour France-Tibet


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