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« Je reste attaché au dialogue. Je suis en effet fermement convaincu que le dialogue et la volonté d’examiner clairement et honnêtement la réalité du Tibet peuvent nous conduire à une solution viable. »

La Chine renforce sa politique d’enseignement du mandarin au Tibet

6 février 2017

Tibetan Review, 6 février 2017 - Le 24 Janvier dernier le gouvernement chinois a exprimé sa détermination pour poursuivre sa politique d’apprentissage forcé du mandarin chinois aux minorités ethniques alors même que cet enseignement a engendré de nombreuses manifestations ainsi qu’un ressenti des populations envers le gouvernement. Il a également mentionné prendre des mesures pour préserver les langues en voie d’extinction.

En effet, l’agence Reuters nous rapporte que dans un long document détaillant la politique et les objectifs de développement pour les minorités, le gouvernement affirme son intention de promouvoir le mandarin.  « Promouvoir et répandre la langue et les caractères nationaux », tels étaient les propos tenus dans ce document, qui fait donc référence à l’usage officiel des caractères chinois simplifiés. L’objectif étant « de permettre aux étudiants des minorités ethniques de comprendre et d’utiliser la langue officielle et son alphabet ».

Ce document appelle également à mettre l’accent sur les zones dans lesquelles le chinois se pratique peu, sans toutefois citer une région précise.

Le rapport cite également que les Nations Unies ont estimé que plus de 100 langages dans la République Populaire de Chine étaient menacés d’extinction, y compris le Mandchou qui est la langue maternelle du dernier empereur de la Chine.

L’agence Reuters dénotait également que la mise en place de cette éducation bilingue a créé des tensions et des manifestations au cours des années même si beaucoup de parents désiraient que leur enfant apprenne le chinois en seconde langue car cela leur faciliterait plus tard la recherche d’un emploi. Ce qui posa problème est que la quasi-totalité des matières sont enseignées en mandarin tandis que le tibétain n’est enseigné que dans un cours de langue secondaire alors que le système se réclamait faussement bilingue. Cela conduit à des manifestations de la part des parents et des étudiants.

Beijing tente d’ériger le mandarin en langue commune sur la totalité de son territoire pour qu’il y ait une langue commune dans un pays où il y a des milliers de dialectes et de langages non apparentés au chinois comme le tibétain et le ouïghour.

Les cantonnais avaient également manifesté contre une politique semblable dans le passé.

Traduction France Tibet

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