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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

La Chine rejette les critiques de Dr.Lobsang Sangay sur la politique chinoise environnementale défectueuse au Tibet

25 septembre 2017

Administration Centrale Tibétaine, 22 septembre 2017 – Le 3 septembre, Dr.Zeng Rong, le porte-parole de l’ambassade de Chine au Royaume-Uni, a publié un droit de réponse et une réfutation de l’article “L’écosystème fragile du Tibet est en danger, la Chine doit changer sa politique environnementale défectueuse”. Paru le 8 août dernier dans The Guardian, l’auteur n’est autre que le Président de l’Administration tibétaine centrale, Dr.Lobsang Sangay.

Dans son discours, le Premier Ministre a souligné l’importance stratégique du Tibet en tant que conducteur et amplificateur du réchauffement climatique. Il a demandé à la Chine de changer sa politique environnementale défectueuse.

“Aujourd’hui, la mauvaise gouvernance des actions environnementales et de développement du Gouvernement chinois ont transformé ce plateau riche en ressources en un carrefour de ses activités minières et de construction de barrages. L’écosystème du Tibet est mise à mal à cause de cette exploitation massive. Cela modifie non seulement la carte des eaux en Asie, mais contribue également à une crise environnementale, qui à son tour, contribue au changement climatique de tout l’Asie. La montée des températures sur le Toit du monde fait du Tibet à la fois un conducteur et un amplificateur du réchauffement climatique”.

Le président Dr Sangay a également affirmé que l’année 2016 était une année de catastrophes naturelles et que l’avalanche glaciaire qui s’ est produite sur  Aru dans la région de Ngari au Tibet occidental, les inondations de boue et glissement de terrain dans l’ Amdo au Tibet oriental, ainsi que des inondations dans le  Kham au sud-est du Tibet,  sont l’effet cumulatif du changement climatique.

“Le Gouvernement chinois doit tenir compte de ces menaces imminentes et, en conséquence, orienter son projet de développement urbain pour atténuer les menaces croissantes posées par le changement climatique”, a déclaré le Dr Sangay.

Il a ajouté que “le Gouvernement chinois doit prendre en considération la fragilité et la nature délicate de l’environnement tibétain et régner sur les facteurs qui contribuent aux crises environnementales au Tibet telles que : l’urbanisation rapide, le transfert de la population chinoise au Tibet, l’exploitation minière non contrôlée sur le plateau du Tibet et ses montagnes et le barrage des rivières pour faciliter les projets d’hydroélectricité”.

“La dégradation de l’ environnement du Tibet entrave la sécurité régionale et mondiale. Les efforts mondiaux visant à régner dans les politiques de la Chine au Tibet qui sous-tendent la surveillance de l’importance de l’environnement et de la sensibilité du Tibet à son écosystème fragile doivent être solides. À l’époque du changement climatique, le futur de l’Asie et, par extension, celui de notre planète Terre repose sur les développements au Tibet, le Toit du monde”, a-t-il écrit.

Le Dr Sangay a dénoncé les politiques environnementales du Gouvernement chinois et a soutenu que les véritables bénéficiaires des projets de développement du Gouvernement chinois au Tibet sont les fonctionnaires chinois qui absorbent leur part du gain, les entreprises chinoises et les employeurs chinois bénéficiant des opportunités économiques.

Zeng Rong, porte-parole de l’ambassade de Chine au Royaume-Uni, a contesté la position du président Dr Sangay et l’a qualifié de trompeur. Il a soutenu que les Tibétains sont les principaux bénéficiaires des projets environnementaux de la Chine.

« Démocratiquement, les Tibétains constituent la majorité et continuent d’être les principaux bénéficiaires du développement remarquable au Tibet, la culture traditionnelle étant entièrement restaurée, conservée et promue », a déclaré Zeng Rong dans sa réfutation.

“Au cours des dernières années, la Région autonome du Tibet (TAR) a suivi strictement le principe de “maintenir les politiques de développement et de protection en tandem” et a accordé, tout au long, la priorité à la protection de l’environnement écologique. À la fin de 2016, 47 réserves naturelles avaient été établies au Tibet, couvrant 35% de la superficie totale de la région autonome. En outre, 22 zones de protection écologique avaient été mises en place. Le Communiqué environnemental de la région en 2016 indique que la plupart des régions restent dans leur état vierge et que la qualité de l’environnement reste bonne”, a déclaré Zeng.

En se référant aux plans de la Chine visant à investir davantage dans la construction d’un bouclier de sécurité écologique pour le “Toit du monde”, Zong a mentionné que plus de 10 milliards de yuans (1,1 milliards de dollars) ont été budgétisés pour la période de 2008 à 2030 afin de financer divers éco-projets.

“Nous continuerons d’investir pour minimiser l’impact du réchauffement climatique sur le plateau tibétain et atteindre un développement durable localement », a écrit le porte-parole de l’ambassade de Chine au Royaume-Uni.

Traduction : Laëtitia Fromenteau pour France Tibet

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