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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

La Chine a décrété qu’il n’y avait plus d’excuses recevables pour que des dirigeants étrangers rencontrent le Dalaï Lama

30 octobre 2017

Reuters, October 21, 2017 - Beijing décide de nouvelles règles du jeu en poursuivant inlassablement ses menaces quant aux rencontres de dirigeants étrangers avec le Dalaï-Lama.

« Les dirigeants étrangers ne peuvent pas penser qu’ils pourront rencontrer un dirigeant spirituel tibétain en exil, tel que le Dalaï-Lama, simplement parce qu’ils le font à titre personnel, car le Dalaï-Lama représente toujours le gouvernement en exil » , a déclaré un haut responsable chinois.

La Chine considère le Dalaï-Lama, exilé en Inde en 1959 après un soulèvement manqué contre la domination chinoise, comme un dangereux séparatiste.

Le moine, lauréat du prix Nobel de la paix, affirme pourtant depuis des années qu’il recherche simplement une véritable autonomie pour sa patrie himalayenne.

Les visites du Dalaï-Lama à l’étranger rendent à chaque fois furieux la Chine et de moins en moins de dirigeants sont prêts à le rencontrer, craignant les conséquences de la colère chinoise, malgré la tentative d’apaisement en affirmant qu’ils le rencontrent à titre personnel. De moins en moins de responsables ont rencontré le 14e Dalaï-lama ces dernières années. « Maintenant, il ne peut souvent que prononcer des discours dans des universités ou mener des activités religieuses », se réjouit Zhang Yijiong, vice-ministre exécutif du Département du travail du Front uni du Comité central du PCC.

Zhang Yijiong, a déclaré aux journalistes en marge du congrès du parti qu’il ne pouvait plus y avoir aucune excuse pour rencontrer le Dalaï-Lama.

Selon Zhang Yijiong, la Chine s’oppose à ce que tout gouvernement étranger ou organisation reçoive le 14e Dalaï Lama, quelles que soient les circonstances. Ce genre de comportement, a-t-il dit, porte atteinte aux sentiments du peuple chinois et témoigne d’un manque de respect envers la souveraineté de la Chine.

« Les fonctionnaires d’un état, même dans leurs activités personnelles, qui ont avoir avec la politique internationale, représentent leurs gouvernements. J’espère donc que les gouvernements du monde entier parlent et agissent avec prudence et tiennent pleinement compte de leur amitié avec la Chine et de leur respect pour la souveraineté de la Chine « , a-t-il ajouté.

Selon Zhang Yijiong, il n’y a aucun pays dans le monde qui ne protesterait pas contre un gouvernement étranger recevant un individu qui fait le tour du monde avec l’intention de provoquer une séparation de son pays d’origine.

« Il est donc inévitable que la Chine manifeste sa forte opposition lorsque le 14e Dalaï-lama se rend dans des pays étrangers et est même reçu par certains hauts responsables », a dit M. Zhang.

La Chine a pris le contrôle du Tibet en 1950 dans ce qu’elle appelle une «libération pacifique» et fait pression sur les gouvernements étrangers pour qu’ils évitent de rencontrer le Dalaï-Lama, en utilisant des moyens économiques comme sanction.

La Chine nie fermement les accusations d’abus de droits de l’Homme au Tibet, affirmant que sa colonisation a apporté la prospérité dans une région reculée et arriérée, et qu’elle respecte pleinement les droits religieux et culturels du peuple tibétain. En réalité ces progrès (infrastructures, économie, développement durable …) profitent surtout à l’ethnie des Hans envoyés vers l’ouest par le gouvernement Chinois à grand de subventions.

La Chine insiste également sur le fait que le Tibet fait partie intégrante de son territoire depuis des siècles.

Cerise sur le gâteau Zhang Yijiong, qui a travaillé au Tibet de 2006 à 2010 en tant que vice-président du Parti communiste, a déclaré que le bouddhisme tibétain était une religion spéciale «née dans notre ancienne Chine». « C’est une religion chinoise. Elle n’est pas venu de l’extérieur « , a-t-il dit. De quoi faire bondir les historiens et chercheur-ethnologue.

Traduction:  France Tibet

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