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« Le Canada peut, dans une atmosphère cordiale et constructive, demander au gouvernement chinois de résoudre la situation du Tibet. »

M. Trudeau doit soulever la question des droits humains et des emprisonnements injustifiés durant sa visite en Chine

4 décembre 2017

Amnestie international, le 30 novembre 2017 - La Coalition canadienne pour les droits humains en Chine a publié le 29 novembre 2017 une lettre ouverte appelant le premier ministre Trudeau à prioriser ces droits au cours de sa visite en Chine, en exigeant la protection des droits humains et la libération des prisonniers d’opinion dans les discussions liées au commerce, alors que seize personnes qui ont des liens forts avec le Canada, sont injustement emprisonnées en Chine.

Dans la lettre ouverte, la Coalition de 15 membres exhorte  M. Trudeau à prioriser les répercussions sur les droits humains dans toute entente commerciale étendue entre les deux pays, et réitère sa demande que toute entente future soit soumise à des évaluations des droits humains avant ratification et à des intervalles réguliers par la suite. Le groupe se dit « grandement déçu » que le Canada refuse jusqu’à maintenant de se plier à cette recommandation, malgré de nombreux appels en ce sens et qu’un tel engagement soit « d’une importance capitale » pour que les relations économiques entre le Canada et la Chine ne causent pas de violations des droits de la personne et n’y contribuent pas.

En outre, la Coalition a remis au premier ministre deux listes de prisonniers détenus injustement en Chine, pour qu’il demande aux autorités de les libérer. L’une des deux est la liste de 16 prisonniers qui sont soit des citoyens canadiens, soit des individus qui ont des liens forts avec le Canada, la deuxième est une liste de 13 personnes, emblématique de la persécution des minorités et des défenseurs des droits humains en Chine. Parmi celles-ci se trouvent Huseyin Celil, un imam ouïghour emprisonné depuis 2006, et Qian Sun, un adepte du Falun Gong emprisonné depuis le mois de février 2017, qui sont deux citoyens canadiens; ainsi que Wang Bingzhang, un militant pour la démocratie emprisonné depuis 2002, l’un des premiers citoyens chinois à étudier dans une université canadienne et dont la fille et autres parents proches sont des citoyens canadiens. La Coalition exhorte le premier ministre Trudeau et les fonctionnaires de haut rang du gouvernement canadien à déclarer ouvertement que le Canada s’attend à ce que ces personnes et tous les prisonniers d’opinion soient libérés.

Ces demandes avaient été présentées par la Coalition dans son  mémoire de mai 2017 au cours des consultations publiques canadiennes sur une proposition d’accord sur le libre-échange avec la Chine, au cours desquelles le groupe a exprimé de profondes préoccupations liées à la situation des droits humains et a signalé le danger d’accepter d’autres exigences de la Chine qui pourraient nuire à la protection des droits humains dans les deux pays, notamment l’intérêt de la Chine à signer un traité d’extradition. En parallèle, Amnistie Internationale a aussi présenté ses recommandations sur les droits humains et le commerce  au cours des consultations publiques, notamment relatives aux droits humains et à la responsabilité sociétale des entreprises.

La Coalition avait déjà exhorté le premier ministre à mettre les droits humains au cœur des tractations du Canada avec la Chine lorsqu’il avait effectué sa première visite dans ce pays en septembre 2016 et signalé l’intention du Canada d’approfondir ses engagements économiques avec la Chine. À l’époque, la Coalition avait appelé le Canada à veiller de manière proactive à ce que les droits humains soient un pilier central d’ententes bilatérales avec la Chine, tout en dénonçant « une répression concertée et plus dure contre les avocats et les militants des droits humains et des mesures qui s’intensifient pour restreindre les libertés d’expression, d’association et d’assemblée » en Chine ainsi « que des signes inquiétants d’un climat qui se détériore pour la protection des droits fondamentaux dans le pays ». Dans sa lettre ouverte d’aujourd’hui, le groupe écrit : « Il est triste de constater, quinze mois plus tard, que notre lecture de la situation est toujours la même et qu’elle s’est même aggravée », ce qui accroît l’urgence d’une approche basée sur les droits humains en ce qui a trait aux relations canado-chinoises.

LA COALITION EN BREF :

La Coalition canadienne pour les droits humains en Chine est formée de 15 organisations canadiennes désireuses d’attirer l’attention sur les droits humains eu égard aux relations entre le Canada et la Chine. La lettre ouverte est signée par : Amnistie internationale Canada (les sections anglophone et francophone), Canada-Hong Kong Link, le Comité Canada-Tibet, les Journalistes canadiens pour la liberté de parole, l’Association Falun Dafa du Canada, la Fédération pour une Chine démocratique, les Étudiants canadiens pour la libération du Tibet, Toronto Association for Democracy in China (l’Association torontoise pour la démocratie en Chine), la Société canadienne ouïghoure et la Vancouver Society in Support of Democratic Movement in China (la Société vancouveroise pour l’avancement de la démocratie en Chine).

Mis à jour le vendredi, 1 décembre 2017

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