Abonnez-vous à notre liste d'envoi

« Si nous voulons contribuer à l’avènement d’un avenir plus heureux, plus stable et plus civilisé, chacun de nous doit cultiver un sentiment sincère et chaleureux de fraternité. »

MARCHE DE RETOUR AU TIBET : Les Présidents des ONGs Tibétaines ORGANISATRICES transférés à la prison de Hardwar

2 juin 2008

Le 30 mai 2008 Communiqué de Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133  www.TibetanUprising.org    Pema Dorjee (Anglais): +91 992 760 6204

 

Nainital ( INDE ) – Il était environ 15h30 hier lorsque les cinq Présidents des Organisations(*) Non Gouvernementales Tibétaines parmi les plus importantes en Inde - Tsewang Rigzin, B Tsering, Ngawang Woebar, Chime Youngdrung, et Tenzin Choeying - de même que l’un des coordinateurs de la « Marche vers le Tibet » - Lobsang Yeshi – furent transférés du poste de police de Haldwani à la prison de Roshanabad à Hardwar. Ils sont détenus au titre de la section 151 du Code Pénal Indien, et des sections 106 et 107 du Criminal Procedure Code (CRPC), selon lesquels les Présidents, en tant qu’organisateurs de la ‘March to Tibet’, sont accusés de  mettre en danger la vie des 300 marcheurs tibétains.

 

« Nous sommes scandalisés de voir les leaders pacifiques d’une marche non-violente être arrêtés puis emprisonnés, » dit Choekyi, une Tibétaine habitant à Hardwar. Elle a fondu en larmes lorsqu’elle a vu les six responsables pénétrer dans la prison sous escorte. « Ce ne sont pas des criminels. Ils se battent seulement contre l’occupation du Tibet par la Chine en utilisant des moyens non-violents. »

 

La police était en train de rendre visite aux chefs de village de Banspatan, en les encourageant à constituer un cahier de doléances à l’encontre des marcheurs. « Ils vont se servir de çà pour justifier notre expulsion de ce site, » affirme Karma Sichoe, un membre du comité organisateur. « Les Indiens ici ont été extrêment accueillant et amicaux, mais la police fait pression sur eux pour qu’ils constituent un dossier contre les marcheurs tibétains. »

 

« Notre lutte vise le Gouvernement Chinois, et pas le Gouvernement Indien, » rappelle Sherab Woeser, l’un des coordinateurs de la Marche. « Nous ne voulons ni retourner sur nos pas, ni rester ici. Nous voulons seulement nous rendre dans notre patrie ancestrale, à pied et de manière pacifique. Pourquoi les Tibétains devraient-ils demander une permission quelconque pour rentrer chez eux ? »

 

Les Tibétains partout dans le monde s’alarment des témoignages continuels montrant que la répression ne s’arrête toujours pas au Tibet. Les manifestations pourtant pacifiques pour réclamer le respect des droits de l’homme et la liberté sont systématiquement réprimées. Ces derniers jours, les moines et les nonnes ont été les principales cibles de cette répression voulue par le Gouvernement Chinois.

 

D’après le Centre Tibétain des Droits de l’Homme et de la Démocratie (TCHRD), trois nonnes du Monastère de Dragkar à Kardze au Tibet (Province du Sichuan pour les Chinois) et une étudiante ont été arrêtés par la Police Para-Militaire (Public Security Bureau) pour avoir protesté le 28 mai. Après que la manifestation des trois nonnes ait été réprimée, et les 3 religieuses embarquées, une étudiante de 21 ans – Rigden Lhamo – a alors déroulé le drapeau national tibétain et elle s’est mise à hurler des slogans réclamant la liberté au Tibet, la libération des prisonniers politiques et le retour du Dalai Lama au Tibet.

 

Selon un témoin oculaire, les forces de sécurité ont tiré des coups de feu au cours de la courte protestation de Lhamo l’étudiante. On ne sait pas exactement si Rigden Lhamo a été tuée ou blessée, mais un autre témoin dit avoir aperçu des taches de sang sur le corps de la jeune femme alors que la police l’emportait. Rigden Lhamo est du village de Lhakey (commune de Thingkha), dans le Comté de Kardze.  Personne ne sait où elle est en ce moment.

 

La ‘Marche vers le Tibet’ a débuté le 10 mars 2008 à Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 74 jours de périple. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs fut arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération.

 

Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations pacifiques, criant des slogans demandant le retour du Dalai Lama au Tibet et l’indépendance du Tibet.

Les autorités chinoises ont alors réprimé violemment ces manifestations pacifiques qui continuèrent pendant des jours, provoquant des émeutes dans la capitale et une immense vague de protestations populaires qui se propagea dans tout le pays.

 

La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.

 

(*) Tibetan Youth Congress, Tibetan Women's Association, GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet - India.

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
Développé par plank