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« Le Canada peut, dans une atmosphère cordiale et constructive, demander au gouvernement chinois de résoudre la situation du Tibet. »

Emotion après la mort du "citoyen reporter" chinois Wei

30 janvier 2008


Des manifestations de soutien ont ainsi été organisées à Tianmen, la ville la plus proche du village. Un internaute a tracé un parallèle avec le tabassage de Rodney King par des policiers, à Los Angeles en 1992, qui avait déclenché de graves violences urbaines. La vingtaine d'agents accusés d'avoir passé à tabac M. Wei risquent de lourdes condamnations.

Deux semaines après l'événement, des responsables locaux des chengguan (agents de sécurité urbains), à travers le pays, ont publié une déclaration commune déplorant l'existence dans leurs rangs de "faucons et de colombes", les premiers étant dotés "d'un équipement spécialisé" et se comportant de "manière grossière et brutale", alors que les seconds privilégient la "civilité et la pédagogie" dans leur action.

Créés en 1997 par les municipalités comme force d'appoint pour surveiller le matériel public, et gérer la population flottante des petits vendeurs, mendiants et autres colporteurs, les chengguan ne font pas partie de la police et sont censés se rémunérer, en grande partie, sur les amendes et taxes qu'ils imposent aux contrevenants. Dépourvus de formation, sans réel mandat, ils sont à l'origine de nombreux dérapages, qui ont plusieurs fois donné lieu à des manifestations.

M. Wei, directeur d'une société de construction, décrit comme un "citoyen reporter", avait filmé l'action de ces forces supplétives qui intervenaient contre le blocage par les villageois d'un dépôt d'ordures. La violence à son égard a choqué. "Cinq minutes d'obscurité. A qui le tour, la prochaine fois ?", s'est interrogé un éditorialiste du Nanfang Dushi Bao.

 

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