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« Compassion et tolérance ne sont pas des signes de faiblesse mais de force. »

Des pourparlers difficiles avec la Chine, selon l'envoyé du Dalai Lama

7 juillet 2008

Associated Press [vendredi 4 juillet 2008] par ASHOK SHARMA                           

NEW DELHI, le 4 juillet — L'un des envoyés du Dalai Lama déclarait vendredi que les pourparlers qui venaient de se dérouler avec la Chine avaient été « l'une des plus difficiles sessions » tenues à ce jour, mais qu'il reviendrait pour d'autres discussions après les Jeux Olympiques de Pékin.

Lodi Gyari affirme qu'au cours de ces réunions il avait dû répondre aux accusations de la Chine selon lesquelles le Dalai Lama avait l'intention de saboter les Olympiades du mois prochain, et qu'il était derrière les manifestations anti-gouvernementales qui avaient secoué, en mars, le Tibet ainsi que divers endroits en Chine où vivent des Tibétains.

"Avec de telles accusations sans fondement, le gouvernement chinois se ridiculise aux yeux du monde," déclara Gyari. "Cette fois ils ont réalisé que rendre le Dalai Lama responsable des troubles actuels au Tibet et l'accuser de saboter les Jeux Olympiques est un argument auquel personne de peut croire."

Gyari décrit les discussions comme étant « l'une des plus difficiles sessions » que les deux parties aient jamais eues, mais il ajoute qu'ils sont tombés d'accord pour se rencontrer à nouveau après les Jeux Olympiques.

"J'ai dit à mes homologues chinois très simplement que si de leur côté il n'y avait pas de volonté sérieuse d'avancer il serait alors presque sans intérêt pour nous tous de continuer à perdre son temps," affirma Gyari aux journalistes à l'aéroport de New Delhi ce vendredi avant de poursuivre sur Dharamsala, siège du gouvernement tibétain en exil.
 
Deux jours de réunions eurent lieu cette semaine à Pékin, entre des responsables chinois et les envoyés du Dalai Lama.

Gyari déclara qu'il n'attendait pas de ces négociations de nettes avancées dans un avenir proche.

"Mon homologue chinois affirma que, ayant derrière nous 50 années d'héritage malheureux, cela nous prendra du temps pour trouver une solution au problème tibétain. Je partage cet avis," dit-il.

 
Un certain nombre d'experts sont persuadés que Pékin n'a accepté ces discussions que pour réduire les pressions internationales dénonçant la brutalité sans commune mesure de la répression chinoise depuis les manifestations de Lhassa, capitale du Tibet, depuis mars dernier.

 
Selon l'article publié par Xinhua, l'Agence Nationale de Presse Chinoise, Du Qinglin, chef du Département du Front Uni, déclare que le Dalai Lama devait "ouvertement et explicitement" promettre et démontrer par ses actes qu'il ne soutenait pas que l'on perturbe les Olympiades de Pékin, et qu'il ne fomentait aucune incitation à la violence.

Il a aussi affirmé aux envoyés tibétains que la porte du dialogue était toujours ouverte.

 
La Chine dirige le Tibet depuis que les troupes communistes firent irruption dans la région himalayenne à partir de 1950.
Le Dalai Lama, qui a dû s'enfuir en Inde après l'échec du soulèvement du peuple tibétain en1959, a dit qu'il réclamait une certaine forme d'autonomie où les Tibétains pourraient notamment préserver leur culture, et pratiquer librement leur langue et leur religion.

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