Abonnez-vous à notre liste d'envoi

« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

L'ambassadeur de Chine en France met en garde Sarkozy

9 juillet 2008

Les relations «commencent à s’améliorer» entre la Chine et la France, mais une rencontre entre Sarkozy et le dalaï-lama aurait des «conséquences graves». Tel est le sens du message qu’a tenu à faire passer mardi l’ambassadeur de Chine à Paris, Kong Quan.
Recevant un groupe de journalistes à l’ambassade, Kong Quan a jugé «extrêmement important» l’entretien prévu mercredi entre Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao, en marge du sommet du G8 au Japon : «Après ce que nous avons vécu, il est essentiel que nos dirigeants se parlent. […] Ce sera l’occasion d’échanger des idées pour renforcer la coopération et parvenir à une meilleure compréhension entre nos deux pays.» Selon lui, la France et la Chine ont traversé des «intempéries» après le passage mouvementé de la flamme olympique à Paris lié à la crise au Tibet, «mais l’atmosphère commence à s’améliorer». Toutefois, a-t-il prévenu, les relations bilatérales seraient à nouveau mises à mal si Nicolas Sarkozy rencontrait le dalaï-lama lors de la visite prévue en France, du 12 au 23 août, du chef du bouddhisme tibétain.

«Si une telle réception avait lieu, cela aurait des conséquences graves car elle serait contraire au principe de non-ingérence des Etats dans leurs affaires intérieures», a déclaré l’ambassadeur, ajoutant : «Je ne veux pas envisager cette hypothèse. (...) Le dalaï-lama est non seulement un chef religieux mais aussi et surtout quelqu’un qui a des activités séparatistes et qui dirige un gouvernement en exil.»

Le président Sarkozy doit annoncer sa décision sur sa participation ou non à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 8 août, à l’issue d’une rencontre avec Hu Jintao. Pour l’ambassadeur, il y a peu de suspense : «La presse française en a parlé d’une façon affirmative qui me fait penser qu’il sera là.»

En mars, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel n’avait pas exclu une rencontre entre Sarkozy et le dalaï-lama. Il «prendra sa décision le moment venu et en fonction de l’évolution de la situation», avait affirmé Chatel.

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
Développé par plank