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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Des militants pro-Tibet défient le pouvoir chinois à Pékin, à deux jours des JO

8 août 2008

A.F.P 6 AOUT 2008 http://afp.google.com/article/ALeqM5iozmV4bqll0lvfWU6IYQsr7wzZ6Q

PEKIN (AFP) — Un groupe d'étrangers a défié mercredi le pouvoir chinois en appelant au "Tibet libre" devant le stade national, première action spectaculaire avant les jeux Olympiques, malgré une sécurité omniprésente.

Mardi, la sécurité avait été renforcée dans un climat de tension à Kashgar, dans le Xinjiang, dans l'ouest de la Chine, après un attentat qui avait coûté la vie à 16 policiers lundi et pour lequel des Ouïghours avaient été arrêtés, selon les autorités.
Deux Britanniques et deux Américains ont été interpellés par la police, douze minutes après avoir déployé une première banderole près du "Nid d'oiseau", a indiqué l'agence officielle Chine Nouvelle.
Mais selon le groupe Students for a Free Tibet, les militants - trois hommes et une femme - sont restés près d'une heure et demie à côté du "Nid d'oiseau", déployant des drapeaux tibétains et deux immenses messages en anglais et en chinois.
Ils se sont retrouvés peu avant six heures du matin. Deux des hommes ont escaladé un grand poteau métallique, servant d'éclairage pour le stade, pour attacher les banderoles le plus haut possible.
"C'est un moment critique pour le Tibet", a expliqué Iain Thom, 24 ans, qui vient d'Edinbourg, dans un message enregistré par l'ONG alors qu'il se trouvait sur le poteau, haut de plus d'une quarantaine de mètres selon lui.
"Nous avons mené cette action pour souligner l'utilisation de ces JO par les autorités chinoises comme outil de propagande. Ils camouflent ainsi leur bilan sur les droits de l'homme", a-t-il ajouté.
Les quatre manifestants, deux hommes américains et un homme et une femme britanniques, ont entre 23 et 34 ans, selon Students for a Free Tibet.
Ils sont entrés en Chine avec des visas de touristes, a indiqué la police à Chine Nouvelle.
Outre la première banderole "Un monde, un rêve: Tibet libre" en anglais, en référence au slogan olympique, une deuxième affichait "Le Tibet sera libre" en anglais et "Libérez le Tibet" en chinois, selon l'ONG qui milite pour l'indépendance de la région.
La directrice de Students for a Freet Tibet, interrogée depuis Washington, a précisé que depuis leur arrestation, leurs téléphones portables sont fermés.
"On ne risque pas de les revoir de sitôt", a commenté Lhadon Tathong, précisant que cette action était préparée "de longue date", mais sans dire depuis quand.
"Les autorités chinoises veulent, plus que tout, le silence sur cette question. A ce moment clé, nous devons appeler à un soutien mondial", a-t-elle expliqué.
"Alors que tous les regards seront tournés vers la Chine, nous appelons le monde à se souvenir que des millions de Tibétains réclament des droits de l'Homme et des libertés", a renchéri Tenzin Dorjee, directeur adjoint de l'ONG, dans un communiqué.
Les organisateurs des jeux de Pékin ont condamné la manifestation. "Quatre étrangers se sont rassemblés illégalement. Nous condamnons vigoureusement cette action", a déclaré le porte-parole du comité d'organisation (Bocog) Sun Weide.
D'importantes mesures de sécurité entourent les sites olympiques dans le nord de Pékin, les autorités ayant notamment mis en garde contre une menace terroriste. Certaines voix critiques ont affirmé que ces mesures visent aussi à empêcher toute manifestation qui pourrait ternir l'organisation des Jeux.
Des militants de tout poil ont prévenu de longue date qu'ils se serviraient des JO, qui commencent vendredi à Pékin, comme plateforme pour faire avancer leurs causes, notamment les droits de l'Homme, le Tibet ou encore le Darfour.
L'an dernier en août, soit un an pile avant les Jeux, six militants étrangers pro-tibétains avaient été interpellés après avoir déployé une immense banderole sur la Grande Muraille, au nord-est de la capitale chinoise.
VOIR AUSSI LA VIDEO DE EURONEWS EN CLIQUANT SUR http://www.euronews.net/fr/article/05/08/2008/china-faces-genocide-case-in-spanish-courts/

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