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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Des moines tibétains battus à coups de pelles et de machettes par la police paramilitaire chinoise !

9 octobre 2008

27 septembre. 2008 - Free Tibet Campaign  English version  Free Tibet Campaign (FTC) rapportait le fait que 50 moines tibétains avaient été battus par la police paramilitaire chinoise le 24 septembre 2008 au monastère de Kirti (dans le comté de Ngaba, région d'Amdo, dans l'est du Tibet historique; territoire rattaché à la province chinoise de Sichuan).

Aujourd'hui FTC dispose de plus de détails, venant d'une source certifiée, sur ces événements au monastère de Kirti :

 Le moine qui avait été battu dans la soirée du 24 sept. se dénomme Jimpa Ladja. Il était sorti du bâtiment du monastère pour aller aux toilettes, à l'intérieur de l'enclave du monastère.

Le monastère de Kirti se trouve encerclé par la police paramilitaire chinoise, qui a installé 9 postes de garde autour du monastère: chacun d'eux est entouré de barrières et 10 à 15 policiers y sont regroupés. Au delà de ces checkpoints, une limite a été tracée tout autour du monastère : les religieux ont interdiction de sortir de cette zone sans autorisation.

Jimpa Ladja a été arrêté par des paramilitaires, à l'un des postes de garde, alors qu'il revenait vers le batiment du monastère. Les policiers l'ont accusé de circuler hors du périmètre autorisé. Ladja a dit que c'était faux, et ils se sont mis à le frapper sauvagement. Après ce tabassage, Ladja a pu parvenir à pied jusqu'à la cantine qui fait partie du monastère. Une cinquantaine de moines s'y trouvaient en train de dîner. En sang, Ladja leur a raconté qu'il avait été battu sans qu'il ait commis d'infraction.

Alors, deux des moines sont allés demander des explications au poste de police, du côté nord du monastère. Là-bas des paramilitaires chinois les ont menacé en tirant en l'air et dans le sol, à balles réelles, tout près des moines qui sont alors repartis en courant vers le réfectoire, poursuivis par les policiers qui exigeaient que Ladja en sorte immédiatement.

 A la cantine, deux moines se sont indignés auprès des paramilitaires du fait insensé de sanctionner des moines sortant de leur monastère pour aller aux toilettes. Les religieux ont demandé aux policiers de contacter leurs responsables pour traiter avec eux de cette affaire. L'un des policiers a effectivement téléphoné mais, juste après, deux camions remplis de paramilitaires ont débarqué. Ils étaient armées de fusils, de pelles et de machettes.

 Lorsque ces policiers en armes firent irruption, les moines se tenaient assis par terre, ouvrant même leurs vêtements pour montrer qu'ils n'avaient aucune arme. Les religieux n'ont montré aucun signe de violence, mais la police s'est mise brutalement à leur taper dessus à coups de crosses de fusil, de pelles et même de machettes. 

 Leurs blessures étaient telles que cinq moines durent être hospitalisés. Il s'agit de Lama Sotse, Rabgye, Tsang Chopel, Labchoek and Lophel. Rabgye et Tsang Chopel souffrent de graves blessures dues à des coups de pelles et de machettes. 

Les moines blessés ont été conduits à l'hôpital public de la ville de Ngaba. Au 26 sept. seul Lama Sotse s'y trouvait encore.

A ce jour, on ne sait toujours pas ce que sont devenus les quatre autres religieux hospitalisés.

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