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« Compassion et tolérance ne sont pas des signes de faiblesse mais de force. »

NGABA (TIBET) : Suites mortelles de torture pour une mère de quatre enfants

20 octobre 2008

France Tibet  15 Otobre 2008 http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=3244

Une Tibétaine originaire de la région de Ngaba est morte après avoir été l’objet de brutales tortures infligées par les gardes de la prison chinoise, selon des informations confirmées et reçues par le Centre Tibétain de la Démocratie et des Droits de l’Homme ( TCHRD).
Agée de 38 ans et mère de 4 enfants , elle est décédée après avoir été brutalement torturée dans une prison chinoise. Elle vient du village de Charu Hu dans la région de Ngaba, dans la province du Sichuan.
Les sources ont expliqué au TCHRD qu’elle était impliquée dans la manifestation pacifique des 16 et 17 mars 2008 dans la région de Ngaba. Plus tard, le 18 mars elle a été arrêtée par les forces de sécurité chinoises pour avoir été soi disant la première personne à avoir enfoncé la porte du bureau de la commune.
Le 26 mars 2008, elle fut libérée de prison. Elle y avait passé 9 jours entre les mains de gardes chinois subissant de brutales tortures. Au moment de sa libération elle était dans un état de santé très préoccupant.Elle portait de nombreuses ecchymoses et contusions sur tout le corps, elle était incapable de parler et de manger, elle vomissait constamment et pouvait difficilement respirer.

Après sa libération, ses proches l’on immédiatement transportée à l’Hôpital Gouvernemental de la Région pour y être soignée. Cependant l’Hôpital Gouvernemental a refusé de l’admettre dans son service et de lui donner des soins, l’hôpital était apparemment sous influence et menacé par les autorités locales chinoises. L’accès aux soins lui a été totalement refusé à l’hôpital.
Après être restée dans des conditions physiques très critiques pendant 22 jours et cela sans aucun traitement médical ,elle est décédée le 17 avril 2008 dans un état d’effroyable négligence et d’indifférence de la part des autorités chinoises. Même après sa mort, les autorités chinoises ont donné un avertissement aux moines tibétains pour qu’ils ne procèdent pas aux prières ni aux rituels qui sont normalement prévus pour aider l’âme du défunt après sa mort.
Cela contribue à montrer à quel point les autorités chinoises peuvent prendre plusieurs chemins pour priver les Tibétains de leurs droits basiques et fondamentaux sans aucun respect des Droits de l’Homme, et ce dans un abus de pouvoir cruel etincroyable.
Elle laisse derrière elle ses 4 enfants mineurs.
Son mari est en fuite depuis qu’elle a été arrêtée, apparemment pour avoir tenté d'échapper à son arrestation par les forces de sécurité chinoises.

Source : Human rights Update, revue diffusée par le Centre Tibétain de la Démocratie et des Droits de l’homme.(septembre 2008)
Traduction France-Tibet

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