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« Compassion et tolérance ne sont pas des signes de faiblesse mais de force. »

17 Ouïghours vivent leur septième année de détention à Guantánamo

19 février 2009

H.N.S Info mardi 17 février 2009 http://hns-info.net/spip.php?article17321

Dix-sept Ouïghours qui vivent actuellement leur septième année de détention militaire illimitée sur la base navale américaine de Guantánamo Bay, à Cuba, y demeurent incarcérés près de quatre mois après qu’un juge fédéral a statué que leur détention prolongée était illégale et ordonné que les autorités les libèrent et leur permettent de séjourner aux États-Unis. L’application de ce jugement a été suspendue après que l’ancien gouvernement américain a formé un recours devant la cour fédérale d’appel, au motif que cette décision représentait une solution déraisonnable et une vision dispendieuse de l’autorité judiciaire. La cour d’appel ne s’est pas encore prononcée sur ce recours.

Le 22 janvier 2009, deux jours après son investiture, le président Barack Obama a signé un décret qui engage son gouvernement à fermer le centre de détention de Guantánamo dès que possible et au plus tard dans un an à compter de cette date. Ce texte prévoit que le ministre de la Justice coordonne un examen administratif complet et sans délai de toutes les détentions à Guantánamo et décide du sort de chacun des détenus. Cependant, il ne traite pas le problème de la remise en liberté des détenus sur le territoire américain, ni celui des détenus dont la détention a été jugée illégale par les tribunaux et dont la libération a été ordonnée.

Le 7 octobre 2008, le juge Ricardo Urbina, du tribunal fédéral du District de Columbia, a ordonné que les autorités libèrent 17 Ouïghours détenus à Guantánamo et leur permettent de séjourner aux États-Unis. Auparavant, le gouvernement avait reconnu que ces hommes n’étaient pas des combattants ennemis, statut qui leur avait été attribué pendant plusieurs années afin de justifier leur détention illimitée sans inculpation ni jugement. La plupart de ces détenus ont été mis hors de cause et ont vu leur libération approuvée depuis 2003. Les autorités américaines ont reconnu que ces Ouïghours ne pouvaient pas être renvoyés en Chine, leur pays d’origine, car ils risqueraient fortement d’y être torturés, voire exécutés. Cependant, après avoir essayé pendant plus de quatre ans de trouver un pays disposé à les accueillir, l’ancien gouvernement américain n’y est jamais parvenu. Il a affirmé avoir contacté à plusieurs reprises une centaine d’États.

Le juge Urbina a relevé le fait que des personnes et des organisations étaient prêtes à aider ces prisonniers à s’installer aux États-Unis en leur apportant un logement, un emploi, de l’argent, un enseignement et d’autres services spirituels et sociaux. Il a demandé aux autorités quelle menace ces Ouïghours constitueraient s’ils étaient accueillis sur le territoire américain, mais celles-ci n’ont fourni aucune preuve d’une quelconque menace.

Le décret du président Obama note que de nouveaux efforts diplomatiques » pourraient déboucher sur « le règlement approprié d’un grand nombre des cas de détention à Guantánamo et demande à la secrétaire d’État de poursuivre et diriger rapidement les négociations et les initiatives diplomatiques entreprises avec des gouvernements étrangers. Certains autres gouvernements ont fait savoir qu’ils pourraient être prêts à accueillir des détenus libérés qui ne peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine en raison des atteintes aux droits humains qu’ils risqueraient d’y subir.

Amnesty International estime que le nouveau gouvernement doit jouer son rôle dans ce qu’il demandera aux autres États – à savoir accueillir des détenus libérés – et qu’une telle attitude ne pourra qu’encourager une réponse positive de leur part à cet égard. Le gouvernement américain doit commencer par abandonner le recours formé contre la décision du juge Urbina et remettre les 17 prisonniers ouïghours en liberté aux États-Unis. Amnesty International ne voit aucune raison pour que les cas de ces détenus soient concernés par l’examen administratif ordonné par le président Obama. Rien ne justifie que leur remise en liberté sur le territoire américain soit encore retardée. ALERTE - Les 17 Ouïgours de Guantanamo pas relâchés sur le sol américain A.F.P, Romandie news 18 février 2009 17h31

WASHINGTON - Une cour d'appel de Washington a refusé mercredi que les 17 Chinois musulmans Ouïgours détenus à Guantanamo mais blanchis de toute accusation soient relâchés sur le sol américain comme l'avait décidé un juge de première instance.

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