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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Appel de Lodi Gyari pour que les Tibétains témoignent des souffrances endurées

11 avril 2009

France Tibet mercredi 8 avril 2009 http://www.tibet.fr/site/gouvernement.php?itemid=5735

Lodi Gyari, Envoyé spécial du Dalaï Lama, a lancé un appel vers les Tibétains, au Tibet et dans le monde entier afin d’enregistrer leurs expériences et leurs souffrances durant les 50 dernières années. « Il est extrêmement important, comme un témoignage des Tibétains qui ne sont plus de ce monde, d’enregistrer nos propres expériences de la souffrance. Nous devons le faire, pour ne pas alimenter le ressentiment, mais pour aider le peuple chinois à comprendre notre véritable histoire et pour savoir que nos espoirs pour un futur Tibet sont justifiés. »

S’exprimant à l’ouverture d’une exposition sur les camps de travail dans les prisons du Tibet, Lodi Gyari a fait l’éloge du travail de Harry Wu, le Fondateur et le Directeur Exécutif de la Laogai Research Foundation, en documentant le vaste réseau des camps de travail en Chine et au Tibet. " Le travail d’Harry Wu au musée de Laogai a été fait pour les mêmes raisons que le musée de l’Holocauste a été créé : pour se rappeler et exposer ces horribles vérités afin que de telles choses ne se reproduisent jamais" a déclaré Gyari. "Le peuple tibétain peut apprendre à pardonner, mais nous ne devons pas oublier." Lodi Gyari a exhorté la jeunesse tibétaine en particulier à en en apprendre plus sur les expériences de leur famille, de leurs parents et de leurs proches. "Il s’agit d’une partie de l’héritage que nos enfant tibétains ont entre les mains et il est de la responsabilité morale de chaque famille tibétaine de connaître son histoire et de rassembler des preuves des événements qui ont marqué leurs vies."

L’exposition au musée de Laogai a ouvert 50 ans, jour pour jour après que le Dalaï Lama ait franchi la frontière du Tibet pour l’Inde, après avoir quitté Lhassa dans l’obscurité de la nuit du 17 mars, demandé l’asile au gouvernement indien, et comme il l’a écrit « pour me consacrer à maintenir vivant l’espoir de mon peuple, partout dans le monde ».

Harry Wu a rappelé dans son allocution àlors de l’ouverture de l’exposition que, en tant que jeune homme à Pékin en 1959, il est allé à une exposition qui visait à montrer les atrocités au Tibet avant sa soi-disant « libération pacifique ». En réalité, dès que l’Armée de Libération du Peuple a pris le plein contrôle du Tibet, un énorme programme de construction de camps de travail a débuté pour l’incarcération de milliers de Tibétains qui s’étaient activement opposés à l’occupation ou qui étaient soupçonnés de s’opposer à l’invasion de la Chine au Tibet.

"Que s’est-il passé ces 50 dernières années au Tibet ?" a demandé Wu. "Premièrement, les temples et les monastères ont été détruits. Deuxièmement, les camps de travail ont été construits. Cette exposition est là pour illustrer cette souffrance » a conclu Wu. L’exposition "Laogai au Tibet" a été produite en collaboration avec Campagne Internationale pour le Tibet ( ICT) et se poursuivra jusqu’au 30 mai au musée de Laogai situé à 1109 M Street NW, Washington, D.C. 20005.

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