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« Je reste attaché au dialogue. Je suis en effet fermement convaincu que le dialogue et la volonté d’examiner clairement et honnêtement la réalité du Tibet peuvent nous conduire à une solution viable. »

Réactions aux condamnations à mort des 5 Tibétains par la justice chinoise

19 avril 2009

Agora Vox par France Tibet Ile de France 17 avril 2009

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/reactions-aux-condamnations-a-mort-54648

Le blog :  http://mykaia.fr/blog/ 

Le site : http://www.mykaia.fr/home.htm

Le 8 avril 2009, la justice chinoise a prononcé des condamnations à mort contre 5 Tibétains accusées d’avoir déclenché des incendies meurtriers pendant les manifestations de 2008. Les manifestations avaient débuté pacifiquement le 10 mars à Lhassa. Le 14 mars, la manifestation avait dégénéré suite au passage à tabac de deux moines par les forces de l’ordre, information qui s’était propagée à Lhassa. C’est à ce moment que les policiers et militaires chinois sont intervenus et ont tiré sur les manifestants et alors que ceux-ci ont incendié des boutiques. Selon la Chine, 18 civils sont décédés, tandis que selon le gouvernement tibétain en exil, 203 Tibétains sont morts suite aux répressions. Les victimes des incendies ont-elles été tués par les coups de feu, ont-elles paniqué à cause des coups de feu ? Nul ne le sait, mais, Losang Gyaltse a été condamné à la peine capitale, et aurait avoué avoir mis le feu à deux magasins. Loyar a été condamné à mort, tandis que Gangtsu a été condamné à la peine capitale avec un sursis de deux ans et Dawa Sangpo à la prison à perpétuité. Enfin Tenzin Phuntsog a été condamné à mort avec un sursis de deux ans. Concernant les aveux des accusés, on peut avoir des doutes, car la torture est systématique dans les prisons chinoises.

Amnesty International a condamné les peines de mort prononcées car les accusés n’ont pas bénéficié de procès équitables. L’association Free-Tibet Campaign rappelle aussi que l’on a assisté à une série de procès et de jugements ces derniers mois qui se sont déroulés en dehors des règles légales et procédures judiciaires requises.

Quatre ONGs tibétaines de Dharamsala : l’association des femmes tibétaines, Gu-Chu-Sum (anciens prisonniers politiques tibétains), Students for a Free Tibet–Inde et le Parti National Démocratique du Tibet, appellent à protester auprès des autorités chinoises, des Instances internationales et des gouvernements pour dénoncer ces condamnations injustes. Ces associations rappellent qu’un rapport de Human Rights Watch de 2009 montre qu’au Tibet les procédures judiciaires en matière de procès et de mise en détention l’an passé ont été politiquement orientées et que « le principe d’indépendance du pouvoir judiciaire se trouve grandement amoindri par les exigences du pouvoir politique envers la justice et la police les conduisant à adapter leurs actions respectives en fonction des attentes politiques. » Ces ONGs rappellent encore que Pékin n’a toujours pas pris la moindre initiative en faveur d’une enquête indépendante sur les événements de mars 2008 : notamment, sur les causes de cette soudaine escalade de violence le 14 mars, alors que depuis le 10 mars les manifestations restaient résolument pacifiques. Toujours pas d’enquête non plus sur les agissements de la police et de l’armée dans leur répression du soulèvement généralisé qui s’était propagé à travers les régions tibétaines. Depuis près de 13 mois, les manifestations contre la politique chinoise ont été, dans leur majorité, entièrement pacifiques. Ce qui n’a pas empêché la Chine de répondre par la violence et la terreur. Il y a eu au moins 150 événements distincts, dans plus de 50 lieux différents. Les Tibétains n’ont pas cessé leurs manifestations pacifiques, malgré l’état de loi martiale dans lequel vit désormais le Tibet : plus de 200 personnes tuées ; environ 230 Tibétains auraient été ’’jugés/condamnés’’ à des peines allant de six mois à la perpétuité ; au moins 600 personnes emprisonnées ; et plus de 1 200 Tibétains ’’disparus’’ dont on est toujours sans nouvelle. Pour s’adresser aux autorités chinoises et dénoncer ces condamnations injustes : le réseau de soutien ITSN (international Tibet support groups network) permet sur son site web d’envoyer une lettre de pétition directement au Ministère de la Justice à Pékin : http://org2.democracyinaction.org/o...

NB : il est conseillé d’utiliser éventuellement un alias pour votre nom-prénom car ces informations seront transmises à Pékin ; l’email est utile pour recevoir leur réponse éventuelle, mais attention aux virus espions, inutile de prendre de risque, modifier votre mail.

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
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