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Le dalaï lama reçoit le titre de "citoyen d'honneur" de Paris

11 juin 2009

A.F.P, Ingrid BAZINET 7 Juin 2009

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h_HqWe55CQyXrNZhdgP9vKag6K4A

PARIS (AFP) — Le dalaï lama a reçu officiellement dimanche le titre de "citoyen d'honneur" de la ville de Paris, une distinction que la Chine, qui sort d'un froid diplomatique avec la France, avait qualifiée par avance d'"ingérence" dans ses affaires intérieures.
Le chef spirituel en exil des Tibétains a souligné, durant sa visite de deux jours à Paris qui achève une tournée européenne, qu'il était venu à Paris principalement pour recevoir ce titre, décerné en mars 2008 par les élus de la ville.
"Le Conseil de Paris a pris cette décision eu égard aux qualités et au combat que mène le dalaï lama pour le dialogue entre les hommes et pour la paix. Il n'est pas prix Nobel de la Paix par hasard", a déclaré le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, peu avant de lui remettre son titre.
Par cette démarche "qui est un signe aussi envers les Tibétains, nous ne voulons ni pratiquer d'ingérence dans les affaires chinoises ni même prôner l'indépendance du Tibet, ce que nous n'avons jamais fait", a expliqué le maire, soulignant vouloir "poursuivre les relations de dialogue avec les autorités chinoises".
"Je reçois cette distinction en tant qu'être humain qui défend les valeurs humaines, la paix et la non-violence", a déclaré de son côté le dalaï lama, avant de remettre au maire un Khata (écharpe tibétaine en soie blanche symbole de respect et de félicité).
Les autorités chinoises avaient par avance protesté, début mai, contre cette cérémonie.
"Si la municipalité de Paris remet ce titre, cela entraînera de nouveau une forte opposition de la Chine", avait déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères, appelant Paris à "cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures chinoises et à ne plus commettre d'erreurs au sujet du Tibet".
Cette cérémonie intervient à un moment délicat où les relations entre la France et la Chine se remettent de quatre mois de "brouille" à la suite d'une rencontre en décembre en Pologne entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalaï lama qui avait ulcéré la Chine.
Les deux pays avaient scellé en avril leur réconciliation par un communiqué commun, dans lequel la France réaffirmait qu'elle "récuse tout soutien à l'indépendance du Tibet".
Le chef tibétain n'avait aucun rendez-vous prévu cette fin de semaine à Paris avec des dirigeants ou des membres du gouvernement français.
Des parlementaires, y compris de la majorité de droite, ont dénoncé "les démocraties qui plient l'échine" devant les Chinois, à l'issue d'une rencontre samedi avec le Prix nobel de la Paix.
Le dalaï lama a lui estimé que le Tibet faisait l'objet d'"une condamnation à mort", dénonçant une campagne de Pékin à l'encontre des Tibétains et contre lui. Dimanche, lors d'une conférence sur "Ethique et société" devant quelque 8.000 personnes au palais omnisports de Paris-Bercy, il a de nouveau déploré la politique "très dure, voire brutale" de la Chine à l'égard du Tibet.
Le dalaï lama, qui multiplie les rencontres avec les Chinois à l'étranger depuis un an, leur explique "qu'il n'a pas confiance dans le gouvernement totalitaire chinois mais qu'il fait confiance au peuple chinois", a expliqué à l'AFP Matthieu Ricard, interprète officiel du dalaï lama en France.
Devenu un symbole pour les opposants au régime chinois qui dénoncent les atteintes aux droits de l'Homme dans ce pays, le 14ème dalaï lama, 73 ans, vit en exil en Inde depuis qu'il a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois à Lhassa en 1959.

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