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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Les autorités Chinoises confirment les identités de trois Tibétains tués pendant les manifestations tibétaines en 2008

25 août 2009

Communauté Tibétaine de France 19 Août 2009

http://www.tibetan.fr/?Les-autorites-confirment-les

Les autorités locales du district de Nyemo de la municipalité de Lhassa ont confirmé les noms de trois Tibétains qui ont été tués le 14 mars
2008, durant la répression violente du Gouvernement chinois sur les manifestants tibétains pacifiques.
Les autorités ont révélé les identités de trois Tibétains suite à une enquête menée par un couple sur les lieux de détentions de leurs fils.
Les trois victimes Tibétaines du district de Nyemo, sont identifiées comme étant Monsieur Gyaltsen, âgé de 28 ans, originaire du village de
Yakde, Monsieur Phuntsok Tsering, âgé de 20 ans, originaire du village de Yakde Lude, et Monsieur Mingyur, âgé de 20 ans, originaire du
village de Yakde Khangsar. Chacun d’entre eux avait un travail pour gagner sa vie à Lhassa.
De très nombreux Tibétains ont été tués le 14 mars 2008, quand la force de la sécurité chinoise a ouvert le feu sur les manifestants civils sans
aucune discrimination. Ceux qui ont été arrêtés continuent de subir un traitement arbitraire et sont condamnés à des peines
d’emprisonnement sévères.
Un grand nombre de jeunes des districts voisins, qui travaillaient à Lhassa, ont disparu simplement, suite à un coup de filet des forces de la
sécurité chinoise dans la Ville.
Des parents follement inquiétés font des recherches frénétiques dans des prisons, pour connaître les lieux de détentions de leurs fils et de leurs
filles.
En outre, monsieur Shayshay, âgé de 46 ans du district de Bathang a été tué pendant la répression militaire à Lhassa en mars 2008. Il faisait
vivre sa femme et ses enfants.
Monsieur Shayshay, qui est venu à Lhassa avec sa mère et sa femme pour un pèlerinage, a rejoint le 14 mars 2008 la manifestation pacifique.
Un véhicule blindé de l’Armée chinoise a tiré sur lui au moment où il marchait avec d’autres manifestants tibétains de Ramoché vers le Bureau
central de la Poste. Son cadavre n’a pas été restitué à la famille de la victime, pour qu’elle puisse à tout au moins en faire le deuil.
Selon les informations reçues par l’Administration Centrale Tibétaine, le 31 Janvier 2009, on compte déjà 220 Tibétains tués et environs 1.294
blessés graves. Sur 5.600 personnes arrêtées, 290 sont condamnées et plus de 1.000 ont simplement disparues.
Les autorités Chinoises fabriquent des preuves du soutient extérieur dans les manifestations à Ngaba.
Les Tibétains vivants dans différents districts sous l’administration de « la Préfecture Autonome du Ngaba-Tibet », tels que les districts du
Dzoge, Ngapa, Kakhog et Barkham, sont impliqués faussement pour l’instigation des manifestations de l’année dernière, dans leurs localités.
Notamment, ceux parmi les Tibétains, qui sont partis de chez eux, soit pour leurs affaires, soit pour un pèlerinage, avant ou pendant les
manifestations, sont constamment harcelés et sont interrogés par les autorités chinoises. Ils sont interrogés sur leurs contacts et sur les
membres de leur proche famille vivant à l’étranger. Ceux qui possèdent les enseignements et les photos de Kyabje Kirti Rinpoché sont accusés
sans aucune raison valable, et leurs biens personnels sont confisqués.
Les autorités ont également annoncé des compensations financières pour ceux qui apporteraient des preuves de l’instigation extérieure ; de
même que le gouvernement chinois a pour but de faire peser les charges des manifestations pacifiques de l’année dernière, sur les Tibétains
vivant à l’étranger.

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