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Le calme de retour au Turkestan Oriental après deux limogeages

7 septembre 2009

L' express 6 Septembre 2009  

http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-calme-de-retour-au-xinjiang-apres-deux-limogeages_784648.html

Le calme est de retour dimanche à Urumqi, capitale de la province chinoise du Xinjiang, dont les habitants se montrent satisfaits après le limogeage de deux responsables en poste au moment des émeutes meurtrières de juillet.
Des habitants âgés s'exerçaient au tai-chi devant les camions militaires alignées sur la Place du peuple, où des dizaines de milliers de Chinois Hans s'étaient massés jeudi pour demander la démission du secrétaire régional du Parti communiste Wang Lizhi, l'accusant de ne pas assurer leur sécurité.
Les dernières informations relatives aux attaques à la seringue semblent en revanche jeter le doute sur la thèse gouvernementale d'une action coordonnée par des séparatistes.
Deux responsables - le secrétaire du PC à Urumqi Li Zhi, et le chef régional de la police - ont été évincés samedi. L'agence officielle Chine nouvelle, qui a rapporté l'information, n'a pas donné les raisons de ces décisions.
Mais les deux hommes étaient en fonctions le 5 juillet, lorsque des émeutes interethniques ont fait 197 morts, pour la plupart des Hans, opposés aux Ouïgours, turcophones, proches des populations d'Asie centrale et majoritaires dans la province de l'extrême Ouest.
"Je soutiens ce changement. Je pense que la stabilité du Xinjiang devrait passer avant tout", a déclaré dimanche une femme de la communauté Han prénommée Gao.
"PSYCHOGÈNES"
Deux mois après ces émeutes, la ville d'Urumqi, où les Hans sont majoritaires, a connu de nouveaux troubles cette semaine, lorsque les membres de cette ethnie ont manifesté contre les autorités locales, accusées de ne pas assurer leur sécurité et de ne pas avoir puni les émeutiers.
Des rumeurs ont en outre fait état d'une série mystérieuse d'attaques à la seringue qui a attisé les tensions dans cette ville.
"Li Zhi a été limogé. Les gens ne vont pas se contenter seulement de cela", prévient un commerçant.
La police a fait usage vendredi de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants, et les troubles ont fait cinq morts jeudi selon le bilan officiel.
Les autorités ont annoncé dimanche que quatre Ouïgours avaient été inculpés pour "atteinte à la sécurité publique" en lien avec les attaques présumés à la seringue. Vingt-cinq personnes ont été arrêtées au total.
Deux des inculpés sont des accrocs à l'héroïne qui ont braqué un chauffeur de taxi avec leurs seringues et un troisième a utilisé une seringue contre un policier qui tentait de l'interpeller. Le quatrième accusé s'en est pris à un fruitier.
Aucun de ces cas ne semble étayer la thèse gouvernementale selon laquelle ces agressions étaient coordonnées et l'oeuvre de séparatistes afin de provoquer des troubles.
Selon le gouvernement, 513 personnes ont dit avoir été attaquée avec une seringue au 4 septembre, mais seulement 106 d'entre elles en portaient des stigmates physiques.
Les médecins ont fait savoir que 22 étaient placés sous surveillance en raison de symptômes d'infection, mais ont jugé peu probable qu'aucun ait contracté le virus du Sida.
L'agence officielle Chine nouvelle a elle-même rapporté samedi soir que "certains de ceux ayant dit avoir été attaqué souffraient en fait de piqûres de moustiques ou d'autres causes psychogènes".

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