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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Visite du dalaï-lama au Canada : Apôtre infatigable de la paix

30 septembre 2009

 Radio Canada 28 Septembre 2009


Article + vidéo à voir sur le site de Radio Canada cliquez sur : http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2009/09/28/001-dalai_lama_lundi.shtml?ref=rss


Le chef spirituel tibétain réitère sa condamnation de la violence dans une entrevue exclusive accordée au Téléjournal de Radio-Canada.
Celle des Chinois envers les Tibétains d'une part, mais aussi celle qu'on retrouve dans le langage de certains Tibétains de la jeune génération, qui remettent en question son approche pacifiste, même s'il minimise leur nombre.
Avec les minorités, affirme le dalaï-lama, les Chinois « devraient rechercher l'unité, la stabilité et la prospérité ». Mais pour cela, il faut un lien de confiance. « L'usage de la force vient détruire cette confiance. La violence engendre la peur. »
Même si plusieurs voix se sont élevées en faveur d'une action plus musclée à l'endroit de la Chine, le dalaï-lama soutient que « l'organisation de la jeunesse tibétaine supporte entièrement [la non-violence], même chez ceux qui prônent l'indépendance totale. « Il est bien possible qu'il y en ait un ou deux qui fassent des menaces de violence, on s'entend, minimise-t-il, mais l'organisation elle-même, comme sûrement 90 % des Tibétains même à l'intérieur du pays, s'en tient à la non-violence ».
La situation actuelle le préoccupe. « Dans Lhassa, la plus grande ville [du Tibet], les deux tiers de la population sont des Han [la nationalité majoritaire]. La population chinoise occupe tout l'espace par la langue, le commerce et les restaurants: tout est chinois. Dans la ville même, la population tibétaine doit se débrouiller en langue chinoise. La langue tibétaine ne sert plus à rien. Il y a quelques mois à peine, des dirigeants chinois qui rencontraient des étudiants insatisfaits, réclamant davantage de classes en tibétain, leur ont affirmé: "ce n'est plus la peine d'apprendre le tibétain." »
Le dalaï-lama regarde vers demain avec confiance. « L'avenir de cette cause ne repose pas que sur mes seules épaules », dit-il, expliquant que le dalaï-lama n'est plus le chef politique et le chef spirituel de la nation tibétaine comme cela a été le cas pendant 400 ans. Évoquant l'élection démocratique du gouvernement, il dit ne se faire « aucun souci sur le plan politique ». Il éprouve le même optimisme au sujet de la tradition religieuse tibétaine. « Parmi les 20-30 ans, [on trouve] un grand nombre de jeunes leaders spirituels équilibrés du côté de l'Inde, alors je n'ai pas d'inquiétude. »
Un ambassadeur, mais plus unique
Le dalaï-lama symbolise comme nul autre la lutte du peuple tibétain depuis des décennies. Mais une nouvelle génération de militants protibétains, plus radicaux face à la Chine, est en train d'émerger.
Contrairement au dalaï-lama, qui revendique l'autonomie du Tibet au sein de la Chine, eux prônent son indépendance pure et simple.
L'une des organisations les plus connues est Students for a Free Tibet, « Étudiants pour un Tibet libre ». Présente dans 35 pays, elle s'est notamment fait remarquer par ses coups d'éclat durant les derniers Jeux olympiques de Pékin. Et c'est une canado-tibétaine, Lhadon Tethong, qui la dirige.
Un invité de marque au Sommet de la paix
Le dalaï-lama est au pays depuis dimanche, notamment pour participer au Sommet de la Paix qui se tient à Vancouver. Lors d'une table ronde, il a notamment fait l'éloge des femmes pour leur grande capacité à faire preuve de compassion, et critiqué les médias, qui entretiennent une vision pessimiste du monde.
Le dalaï-lama participera à trois autres événements dans le cadre de ce sommet, mardi, à Vancouver.
Il poursuivra son séjour au Canada mercredi et jeudi, à Calgary. Il participera à une conférence de deux jours organisée par l'Université de Calgary. Samedi prochain, il sera au Centre Bell de Montréal pour prononcer une allocution intitulée « L'Éducation du coeur: la puissance de la compassion ».
La visite du 14e dalaï-lama se déroule sous très haute surveillance. Le chef tibétain est considéré comme un dangereux séparatiste par le gouvernement chinois et il reçoit

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