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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Obama s'engage à voir le dalaï lama, mais seulement après sa visite en Chine

12 octobre 2009

A.F.P Shaun Tandon 6 Octobre 200

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j4JhGXioo68c0Yq8Vto5W5NHq1RA

WASHINGTON — Barack Obama rencontrera le dalaï lama avant la fin de l'année, mais après sa visite en Chine, a annoncé mardi la Maison Blanche, alors que le président américain est sous pression pour rencontrer le chef spirituel tibétain, actuellement en visite à Washington.
Le dirigeant exilé a été ovationné par les parlementaires américains lors d'une visite au Congrès, où lui a été remis un prix pour la défense des droits de l'homme. Mais il n'a pas eu les honneurs de la Maison Blanche, où il s'est pourtant rendu depuis 1991 à chacune de ses visites à Washington.
La Chine avait mis en garde le président américain contre la tentation de recevoir le dalaï lama, qu'elle considère comme un séparatiste, alors que M. Obama doit effectuer à la mi-novembre sa première visite officielle à Pékin.
"La Chine est opposée résolument à toute forme de rencontre de responsables officiels d'un pays quelconque avec le dalaï lama", a encore déclaré mardi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.
Mais lors d'un point de presse, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a démenti que l'administration américaine ait cédé aux pressions de la Chine.
"Il y avait (déjà) un accord pour faire cela plus tard dans l'année", a-t-il assuré à propos de la future rencontre avec le dalaï lama.
M. Gibbs a réfuté que Washington ait fait passer les intérêts des Tibétains après ses relations économiques avec la Chine. "Notre relation étroite avec la Chine les aide", a-t-il affirmé.
Pendant son séjour dans la capitale américaine, le dalaï lama, qui a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois à Lhassa en 1959, devra se contenter de s'entretenir avec Maria Otero, la responsable du dossier tibétain au sein de l'administration américaine.
Du côté des sympathisants de la cause tibétaine, certains se sont insurgés contre l'attitude de la Maison Blanche.
"Que penseraient un moine ou une religieuse bouddhistes emprisonnés à Drapchi (la plus grande prison de Lhassa, ndlr) en entendant que le président Obama, le président des Etats-Unis, ne va pas rencontrer le dalaï lama", s'est ainsi indigné récemment l'élu républicain de Virginie (est) Frank Wolf.
"J'entends presque les voix de leurs gardiens chinois leur disant que personne ne se soucie de leur sort aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.
De son côté, le dalaï lama a fait la leçon aux parlementaires américains lors de sa visite au Capitole, estimant que les Etats-Unis avaient eux-mêmes beaucoup à faire pour garantir les droits de l'homme: "Même en Amérique, le plus riche des pays, il y a toujours beaucoup de pauvres et des écarts énormes entre les riches et les pauvres", a-t-il déclaré.
"C'est malsain. Il faut être sérieux envers les moins bien lotis. Ce sont aussi des être humains", a plaidé le dalaï lama.
"Les présidents et parlementaires américains et le peuple américain continuent à trouver leur inspiration dans le message de paix, de non violence, de droits de l'homme et de compréhension mutuelle porté par Sa Sainteté", a lancé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui a qualifié le Tibet de "défi à la conscience du monde".

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