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La dissidente ouïghoure Kadeer appelle Tokyo à faire pression sur Pékin

22 octobre 2009

Romandie News 20 Octobre 2009

http://www.romandie.com/ats/news/091020094947.qsng4702.asp


TOKYO - La dissidente ouïghoure en exil Rebiya Kadeer a appelé Tokyo à faire pression sur Pékin sur la question des droits de l'homme, mardi à son arrivée au Japon pour une visite de dix jours vivement dénoncée par les autorités de Pékin.
Des universitaires l'ont invitée à donner une série de conférences dans l'archipel sur les conditions de vie des minorités ethniques et des femmes en Chine. Ils ont assuré que Mme Kadeer ne mènerait au Japon aucune activité politique.
Débarquant en début d'après-midi à l'aéroport de Narita (région de Tokyo), Mme Kadeer a toutefois immédiatement déclaré qu'elle espérait que les autorités japonaises interviendraient auprès de leurs homologues chinoises.
"J'aimerais que le gouvernement japonais fasse pression sur le gouvernement chinois afin qu'il change sa politique envers les minorités ethniques", a-t-elle déclaré.
Des émeutes ont éclaté le 5 juillet au Xinjiang (nord-ouest), une région autonome majoritairement peuplée de musulmans, en particulier de Ouïghours.
Mme Kadeer a également appelé Pékin à accorder aux Ouïghours le droit à l'autodétermination et à "libérer tous les Ouïghours arrêtés lors des troubles du 5 juillet et qui sont encore emprisonnés".
Pékin accuse l'opposante d'avoir fomenté ces violences ethniques, les pires qu'ait connues la Chine en plusieurs décennies et qui ont fait officiellement près de 200 morts, notamment des Hans, l'ethnie majoritaire du pays mais minoritaire au Xinjiang. Mme Kadeer nie avoir joué un rôle dans l'agitation.
Le gouvernement chinois a exprimé mardi son "fort mécontentement" au sujet de sa visite dans l'archipel et émis une protestation auprès des autorités japonaises.
Depuis sa libération d'une prison chinoise en 2005, la dissidente vit en exil aux Etats-Unis, d'où elle milite pour les droits politiques et religieux des Ouïghours, dénonçant la "répression" de leur culture et de leur religion.
Pékin fait pression pour que les capitales étrangères ne la reçoivent pas.
Le mois dernier, le gouvernement taïwanais a décidé de lui refuser l'entrée dans l'île en estimant que "cette visite pourrait porter atteinte aux intérêts nationaux et à l'ordre social".

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