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« Nous, les Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et véritable, un arrangement qui permettrait aux Tibétains de vivre au sein de la République populaire de Chine. »

Le dalaï lama considère sa visite dans l'Arunachal Pradesh comme "un devoir"

13 novembre 2009

La Croix 11 Novembre 2009

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/091111112531.llz2ur7t.htm

Le chef spirituel des Tibétains, le dalaï lama, a affirmé mercredi que le "devoir" religieux l'a poussé à se rendre dans l'Etat indien de l'Arunachal Pradesh frontalier avec le Tibet, une visite controversée qui a rendu la Chine furieuse.

Dans un entretien diffusé par la chaîne de télévision indienne Times Now, le dalaï lama a regretté que son voyage, qui a donné lieu à des échanges tendus entre New Delhi et Pékin depuis plusieurs semaines, ait été politisé à l'excès.
"Ce voyage est habituel mais il est cette fois trop politisé", a déclaré le chef spirituel depuis Tawang, qui abrite le deuxième plus grand monastère tibétain de l'Inde et fut son premier lieu de résidence après sa fuite du Tibet en 1959.
"C'est triste. Je suis un moine bouddhiste, toute ma conduite est fondée sur du non-politique. C'est mon devoir de venir, d'expliquer et d'enseigner le bouddhisme", a-t-il commenté.
Depuis son arrivée dans l'Arunachal Pradesh dimanche, pour une visite d'une semaine, le lauréat du Prix Nobel de la paix a été accueilli par des milliers de fidèles venus écouter son enseignement.
Mardi, Pékin a de nouveau exprimé son vif "mécontentement" face à la visite du dalaï lama dans cet Etat dont elle revendique une partie.
"La Chine s'oppose fermement" à cette visite qui "a mis en lumière la nature antichinoise du dalaï lama", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang.
Pékin accuse le dalaï lama, qui vit aujourd'hui dans le nord de Inde, de séparatisme même si celui-ci a renoncé de longue date à l'indépendance du Tibet.
La question de l'Arunachal Pradesh, bordé au Nord par le Tibet, reste un sujet sensible dans les relations sino-indiennes même si les deux pays ont mis en place en 2003 un mécanisme de dialogue sur la délimitation de leurs frontières.
L'Inde affirme que la Chine occupe 38.000 km2 de son territoire au Cachemire. Pékin rétorque qu'une partie de l'Arunachal Pradesh, qui couvre 90.000 km2, lui appartient et fait partie du Tibet.
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