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Human Rights Watch appelle Pékin à fermer ses "prisons secrètes"

16 novembre 2009

A.F.P 12 Novembre 2009

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iDHqsJG2Bucqhzx3uRX49ekrEmiQ


PEKIN — L'organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi la Chine à fermer ses "prisons secrètes", dénonçant les atteintes systématiques aux droits de l'Homme dans ces lieux où des citoyens peuvent être détenus pendant des mois sans aucune procédure légale.
"L'existence de ces prisons secrètes au coeur de Pékin tourne en ridicule les déclarations du gouvernement chinois sur l'amélioration des droits de l'Homme et le respect des lois", a déclaré Sophie Richardson, l'une des responsables en Asie de l'ONG.
"Le gouvernement devrait agir rapidement pour fermer ces endroits, enquêter sur ceux qui les dirigent et fournir assistance à ceux qui en ont été victimes", a-t-elle ajouté.
Dans un rapport dévoilé jeudi, HRW précise que ces lieux de détention -- dont l'existence est niée par les autorités -- se trouvent dans des hôtels gérés par l'Etat, des hôpitaux et des centres psychiatriques.
Rendant compte d'une enquête de terrain réalisée en avril et en mai cette année à Pékin et d'autres villes, l'organisation explique que la plupart des personnes retenues dans ces "prisons secrètes" sont des pétitionnaires.
Le système des pétitions, hérité de l'époque impériale, permet aux provinciaux de s'adresser au "centre" et de se rendre à Pékin auprès d'une administration spéciale s'ils s'estiment victimes d'injustices.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Qin Gang a nié jeudi l'existence de ces lieux de détention.
"Je peux vous assurer qu'il n'existe pas de prisons secrètes en Chine", a-t-il déclaré à la presse.
"Si les gens ne sont pas contents avec le travail du gouvernement, ils peuvent faire part d'injustices par des canaux légaux et les autorités compétentes traiteront ces cas selon la loi afin de protéger les droits et les intérêts du peuple", a-t-il également affirmé.
Selon les témoins cités dans le rapport de HRW, les gardiens de ces prisons secrètes ont recours à la violence et au vol, refusant également de fournir de la nourriture et des médicaments à des détenus parfois aussi privés de sommeil.
Deux tiers des anciens détenus, interrogés par HRW, ont affirmé avoir été victimes de violences et certains ont expliqué avoir été menacés de violences sexuelles.
Des mineurs ont même été détenus, selon le groupe.
Les autorités locales ont établi ces "prisons secrètes" pour pouvoir appréhender les pétitionnaires lorsqu'ils se rendent dans les grandes villes et éviter qu'ils ne fassent part de leurs griefs.
"La Chine a des lois qui déterminent comment les arrestations et détentions doivent avoir lieu, mais le gouvernement les ignore ouvertement dans le cas des prisons secrètes et pour ceux qui y sont détenus", a affirmé Mme Richardson.

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