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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Rebiya Kadeer dénonce la condamnation à mort de cinq Ouïghours

8 décembre 2009

A.F.P 4 Décembre 2009


 
La dissidente ouïghoure en exil Rebiya Kadeer a dénoncé le procès qui a abouti jeudi à cinq condamnations à mort d'Ouïghours par la justice chinoise à la suite des émeutes interethniques de juillet au Turkestan Oriental, et appelé les autres pays à faire pression sur Pékin.
Cinq accusés ont été condamnés à mort jeudi et deux autres à la prison à vie pour leur participation à ces émeutes qui ont opposé des Ouïghours, minorité turcophone et musulmane, à des Hans, l'ethnie majoritaire du pays, et qui ont fait au moins 197 morts dans cette région autonome de l'ouest de la Chine.
Rebiya Kadeer, la présidente du Congrès ouïghour mondial qui vit en exil à Washington après avoir passé six ans en prison en Chine, a estimé que le procès était "injuste" et "politisé".
"Le gouvernement chinois a effrontément ignoré tous les principes du droit dans une campagne visant à réduire au silence et à intimider la population ouïghoure au moyen d'exécutions et d'emprisonnements de masse", a-t-elle dénoncé dans un communiqué.
"Je crains que, si le monde reste silencieux, ces cinq Ouïghours ne connaissent le même destin que les neuf hommes exécutés en novembre", a-t-elle dit.
Début novembre, juste avant la visite à Pékin du président américain Barack Obama, neuf personnes avaient été exécutées après avoir été condamnées à mort à la suite des émeutes du 5 juillet au Xinjiang, les pires violences en Chine depuis des décennies.
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