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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

Turkestan Oriental : cinq nouvelles peines de mort après les émeutes d'Urumqi

8 décembre 2009

Romandie News 3 Décembre 2009

http://www.romandie.com/infos/news2/091203092646.vit94k65.asp

PEKIN - La justice chinoise a prononcé jeudi cinq nouvelles peines de mort après les émeutes meurtrières interethniques de juillet au Turkestan Oriental, a rapporté l'agence Chine Nouvelle.
Un tribunal d'Urumqi a condamné deux autres accusés à la prison à vie pour leur participation à ces émeutes qui s'étaient soldées par au moins 197 morts, selon un bilan officiel, dans la région habitée par de nombreux Ouïghours, de langue turque et musulmans.
Au début du mois de novembre, neuf personnes avaient été exécutées après avoir été condamnées à mort à la suite des émeutes du 5 juillet dans la capitale de la Région autonome aux confins de l'Asie centrale, les pires violences en Chine depuis des décennies.
Contacté par l'AFP, le tribunal intermédiaire d'Urumqi a refusé de s'exprimer.
Les procès des émeutiers avaient débuté en octobre avec 21 accusés, dont neuf ont été condamnés à mort et exécutés.
Trois autres avaient été condamnés à mort avec un sursis de deux ans, des peines généralement commuées en prison à vie, le reste à différentes peines de prison.
Ils étaient poursuivis pour meurtres, incendie volontaire, vols, blessures volontaires et explosions.
Les autorités ont accusé les "séparatistes ethniques" de ces violences, sans fournir de preuves.
Au Turkestan Oriental , une partie de l'ethnie majoritaire ouïghoure -- 8 millions de personnes -- dénonce la discrimination religieuse et culturelle dont elle fait l'objet sous couvert de lutte antiterroriste et la présence accrue de Hans, venus du reste de la Chine dans le cadre de la politique de développement économique de cette Région autonome.
Les principales victimes des émeutes de juillet avaient été des Hans, ethnie ultra-majoritaire en Chine. Les jours suivants, ces derniers s'étaient vengés, lançant des expéditions punitives contre des Ouïghours, de langue turque et musulmans.
Selon la dissidence ouïghoure en exil, les violences avaient éclaté à Urumqi après une manifestation pacifique de protestataires demandant la lumière sur le meurtre de deux Ouïghours dans une usine du sud de la Chine.
L'Organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York Human Rights Watch a affirmé qu'au moins 43 Ouïghours interpellés par les autorités, dont des enfants, n'avaient pas réapparu. Le chiffre réel pourrait être largement supérieur, selon HRW.
Selon les médias officiels, environ 700 personnes avaient été interpellées et le numéro un chinois Hu Jintao, qui s'était rendu au Turkestan Oriental , avait promis une sévérité exemplaire pour les auteurs de crimes.

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