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Sept Tibétains emprisonnés viennent d'être libérés à Nyagchuka (Tibet) mais la situation reste "tendue"

24 décembre 2009

Phayul Par Kalsang Rinchen traduction France Tibet 18 Décembre 2009

http://tibet.fr/site/index.php?itemid=9137


Sept Tibétains viennent d'être libérés arrêtés après avoir été emprisonnés quelques semaines plus tôt pour avoir tenu une manifestation de protestation le 5 décembre. Ils demandaient la libération d'une haute personnalité religieuse tibétaine emprisonnée dans le comté de Nyagchuka au Tibet ont été libérés mardi, selon Voice of Tibet la radio tibétaine citant une source ayant des contacts dans cette région.
Tsering Dorjee, un Tibétain vivant en exil, a déclaré au service de radio que les sept Tibétains ont été sévèrement battus en détention et l'état de l'un d'eux est «extrêmement grave» . Présentant une blessure à la tête, il reçoit un traitement dans un hôpital du lieu-dit Gara (orthographié et ainsiprononcé). Ces sept compatriotes sont Tsering Sangpo, Jinpa, Lhamo Choedup, Tsagey Atha, Jamdrel et deux autres, a déclaré Dorjee.

Une vingtaine d'autres Tibétains sont toujours maintenus en détention à la suite des protestations qui avaient rassemblé quelques centaines de Tibétains des villages voisins de la région de Nyagchuka. Ils réclamaient la libération de Tenzin Delek Rinpoché Trulku, condamné à perpétuité et qui purge actuellement cette peine dans la prison de Mianyang dans le Sichuan.

Selon Dorjee, les Tibétains locaux soupçonnent les autorités d'avoir libérer les Tibétains arrêtés », en raison du fait qu'ils pourraient avoir été« gravement torturés et battus »et que leur état pourrait provoquer des représailles de la part des parents et des gens du pays.

Malgré cette libération de sept Tibétains, la situation dans le comté de Nyagchuka continue d'être tendue : les autorités continuent à déployer des forces armées paramilitaires et de police dans les zones touchées par les protestations vient de déclarer l'ONG ICT - Campagne Internationale pour le Tibet - dans un rapport citant des sources exil ayant des contacts dans la région .

Les Tibétains du Conté de Nyakchuka font valoir que Tenzin Delek Rinpoché a été emprisonné suite à une «fabriqué» du cas par les autorités et qu'il n'y a aucune preuve contre Rinpoché.

Les autorités auraient fait quelques concessions à la suite de demandes formulées par certains dirigeants locaux qui craignaient des protestations plus importantes de la part de bouddhistes Tibétains. Toutefois, selon ICT, il n'est pas possible de savoir si les autorités chinoises ont effectivement mis en oeuvre quelques concessions.

Une source citée par ICT a déclaré que depuis l'absence de Trulku Tenzin Delek Rinpoché(un lama réincarné vénéré par les bouddhistes du Tibet), force est de constater une augmentation du nombre de «voleurs, des fauteurs de troubles, des chasseurs et des alcooliques dans cette région» et que «il n'y avait rien que le gouvernement pourrait faire pour améliorer la situation "sauf à relâcher Rinpoché " .

Rinpoché était très populaire pour ses œuvres humanitaires, notamment la mise en place des écoles, des maisonsd'accueil pour les personnes âgées, et travaillait avec les responsables locaux pour protéger les forêts et était connu pour ses efforts pour préserver la culture tibétaine.

Le 2 Décembre 2002, la Cour populaire intermédiaire de Kardze dans la préfecture autonome tibétaine de Kardze, province du Sichuan, avait condamné Lobsang Dhondup, un parent de Tenzin Delek Rinpoché, à mort pour «incitation au séparatisme", "avoir provoqué des explosions» et «possession illégale d'armes et munitions ». Il a été exécuté le 26 Janvier 2003, malgré les protestations internationales.
Le même jour, Tenzin Delek Rinpoche a été condamné à mort avec un sursis de deux ans pour "avoir provoqué des explosions» et «incitation au séparatisme».
Tenzin Delek Rinpoché, dont le monastère est en zone nomade dénommée Othok, a vu sa peine commuée à la prison à vie en 2005.

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